Ce que l’on sait au lendemain de l’attentat sur les Champs-Élysées

Champs-Élysées

Un policier a été tué et deux autres blessés dans une attaque terroriste survenue en plein cœur de Paris, à seulement trois jours du premier tour de la présidentielle. Sputnik fait le point sur la situation au lendemain de l’attentat.

Si le projet d’attentat de Marseille a été déjoué, une autre attaque qui visait la capitale française en plein cœur n’a pas pu être empêchée. À seulement trois jours du premier tour de l’élection présidentielle, la France déplore un nouvel acte de barbarie.

Ce qui s’est passé

Il était près de 21h lorsque les premiers coups de feu ont été entendus sur les Champs-Élysées.

« L’agresseur est arrivé en voiture, est sorti. Il a ouvert le feu sur le car de police à l’arme automatique, a tué l’un des policiers et a essayé de s’en prendre aux autres en courant », a indiqué une source policière. Le tireur a été abattu. Une correspondante de Sputnik sur place a obtenu la vidéo ci-dessus d’un témoin oculaire de l’attaque.

Le quartier a été bouclé et d’importantes forces de police ont été déployées sur la célèbre et très touristique artère de la capitale. Un hélicoptère a survolé la zone.

Qui est derrière l’attaque ?

La fusillade a été aussitôt revendiquée par Daech. Dans un communiqué diffusé par son agence, le groupe terroriste a présenté l’assaillant comme le Belge Abu Yussef le Belge.

Or, ces informations semblent diverger avec celles du parquet. Selon des sources proches de l’enquête, citées par l’AFP, l’agresseur abattu est un Français de 39 ans qui faisait déjà l’objet d’une enquête antiterroriste. Cela pose donc la question de savoir s’il s’agit du même homme que celui mentionné par Daech.

Ce vendredi matin, les médias français affirment que l’auteur de l’attaque était déjà connu des services de police et avait été condamné à plusieurs reprises. Le tireur avait été arrêté en février, car « il voulait tuer des policiers », mais relâché faute de preuves, relate le site de Jean Marc Morandini.

Selon les informations de 20 Minutes, l’assaillant était fiché S. Une perquisition a été menée jeudi soir dans ce département au domicile de l’assaillant, titulaire de la carte grise du véhicule utilisé pour l’attaque. L’homme a semblé avoir agi seul lors de l’agression, et des investigations sont en cours pour établir « s’il a bénéficié ou pas de complicités », a indiqué le procureur de la République de Paris, François Molins.

Un complice de l’assaillant recherché

Les autorités françaises enquêtent sur un homme signalé par la Belgique après l’attaque, a confirmé vendredi sur Europe 1 le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Pierre-Henry Brandet. Un avis de recherche pour retrouver un potentiel complice de l’auteur de la fusillade a été remis à la France.

Selon l’avis de recherche, ce complice présumé serait venu de Belgique par le train Thalys.

Réaction des candidats

Les candidats à l’Élysée qui défilaient sur le plateau de France 2 au moment de la fusillade ont fermement condamné l’attaque. Plusieurs candidats, à savoir Marine Le Pen, François Fillon et Emmanuel Macron, ont annulé leurs déplacements prévus pour ce vendredi.

François Fillon a de son côté estimé que la campagne pour le premier tour de l’élection présidentielle française devait être suspendue, par « solidarité » avec les policiers victimes de l’attaque terroriste de Paris.

Le candidat de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a lui souhaité « ne pas interrompre le processus de notre démocratie de manière à bien démontrer que les violents n’auront pas le dernier mot contre les républicains ». Son entourage a confirmé le maintien de son programme pour vendredi.

Source : Sputnik

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