Pyramide de Kheops, d’étonnantes différences de température entre blocs pourraient révéler une chambre secrète

chambre secrète

Une équipe internationale de scientifiques réalise actuellement une mission appelée « Scan Pyramids », qui consiste en l’analyse thermique des grandes pyramides d’Égypte, dont Kheops. Cette dernière a déjà révélé une anomalie impressionnante.

La mission internationale « Scan Pyramids » regroupe des scientifiques égyptiens, français, japonais et canadiens et vise à percer les secrets de ces constructions et de déterminer s’il existe des zones inexplorées. Une première phase de cette mission vient de s’achever, et consistait en une campagne infrarouge destinée à dresser une carte thermique des grandes pyramides d’Égypte. Toutes les pierres étant de même nature, elles doivent avoir un même taux d’émissivité. Des différences de température pourraient alors révéler la présence de pièces encore inconnues.

Ce lundi 9 novembre, l’équipe scientifique a révélé avoir fait une découverte très excitante concernant la pyramide de Kheops, la plus grande des trois pyramides de Guizeh, une anomalie impressionnante. « L’une d’elles [anomalies, ndlr] est particulièrement impressionnante. Elle se situe sur la face est de la pyramide de Khéops, au niveau du sol ».

infrapyra-kheops

Les mesures ont été effectuées à deux moments précis : au lever du Soleil, quand la chaleur s’accumule, et pendant la nuit, quand les monuments refroidissent. Sur le côté Est de la pyramide de Kheops, en phase de réchauffement, les mesures ont révélé une différence de température allant jusqu’à 6 degrés entre deux blocs voisins. « C’est énorme », explique le spécialiste Jean-Claude Barré, qui a participé aux mesures. « Entre des pierres voisines issues de calcaires de différentes qualités, on observe au maximum des écarts de 0.1 à 0.5 degré ».

Autre observation étonnante, celle réalisée durant la période de refroidissement, avec une différence de température entre les blocs allant jusqu’à 3 degrés. « Ce comportement est peu classique. Généralement si une pierre est plus chaude que ses voisines en phase de réchauffement, elle est aussi censée refroidir plus vite qu’elles » poursuit Jean-Claude Barré. Pour l’heure, aucune hypothèse n’est formulée quant à la présence, ou non, de chambres secrètes. Les prochaines semaines permettront l’analyse précise de toutes les anomalies détectées.

« Cela fait des milliers d’années qu’on les regarde en se disant qu’on les connait, mais finalement 4 000 ans plus tard on se rend compte du contraire », conclut Robert Voûte, un ingénieur néerlandais proche de la mission.

Source : SciencePost via AFP – Illustration principale : Héritage, Innovation Préservation

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