Tollé après l’embauche par le New York Times d’une journaliste accusée de racisme anti-Blancs

de racisme anti-Blancs

Une vague d’indignation a secoué les réseaux sociaux après le recrutement par le New York Times de la journaliste Sarah Jeong, épinglée pour une série de tweets racistes. Le quotidien new-yorkais a publié un communiqué pour justifier son choix.

La journaliste Sarah Jeong l’a mis en avant dans sa présentation Twitter : elle rejoint l’équipe du New York Times après avoir collaboré avec de nombreux médias comme The Verge, le Washington Post ou encore Vice. Un recrutement qui n’est pas passé inaperçu sur les réseaux sociaux, comme dans de nombreux titres de presse américains. Et pour cause, d’anciens tweets très agressifs à l’égard des Blancs postés par la journaliste de 29 ans ont refait surface.

Dans ces publications, la jeune femme américaine d’origine sud-coréenne ne cache pas sa rhétorique anti-Blancs. Elle s’est par exemple aventurée à comparer dans un tweet «les putains d’idiots de Blancs qui marquent internet avec leurs opinions» à «des chiens qui pissent sur les bouches d’incendie». Dans un autre, Sarah Jeong évoque la «logique» qui voudrait que les Blancs puissent «uniquement vivre sous terre, rampant comme des gobelins» puisqu’«ils brûlent plus vite au soleil». Par ailleurs, celle qui est désormais membre du comité de rédaction du New York Times n’avait pas hésité pas à exprimer dans le passé «la joie que [lui] procur[ait] le fait d’être cruelle avec les vieux hommes blancs».

Deux poids, deux mesures ?

Le compte Twitter «Garbage Human» a diffusé un message présentant plusieurs captures d’écran de tweets postés par Sarah Jeong, précisant que ces messages avaient été publiés avant l’annonce de son embauche par le célèbre quotidien américain fondé en 1851.

Parmi les nombreuses réactions d’internautes américains à cette série de tweets, certaines personnalités politiques et médiatiques n’ont pas manqué d’exprimer leur indignation.

“Le racisme est-il acceptable contre les Blancs mais inacceptable contre les Noirs ?”

S’adressant directement au quotidien new-yorkais, l’acteur américain James Woods a par exemple dénoncé une «comédie de haut vol» en partageant un article du site de la droite alternative, Breitbart, qui a recensé une série de tweets où Sarah Jeong critiquait le New York Times lui-même avant d’y être embauchée.

L’ancien gouverneur républicain de l’Arkansas, Mike Huckabee, a quant à lui estimé que le New York Times perdrait toute crédibilité en gardant Sarah Jeong dans sa rédaction.

L’auteur et avocat Reno Omokri a pour sa part déploré le fait que bien que le quotidien new-yorkais se soit débarrassé, six mois plus tôt, du journaliste Quinn Norton pour d’anciens tweets racistes contre les Noirs, «il embauche [aujourd’hui] Sarah Jeong, malgré ses tweets racistes contre les Blancs», et s’est ainsi interrogé : «Le racisme est-il acceptable contre les Blancs mais inacceptable contre les Noirs ?»

Un contraste également relevé par Greta Van Susteren, présentatrice de la chaîne de télévision MSNBC, qui s’est ouvertement interrogée : «Pourquoi Sarah Jeong obtient-elle un “laissez-passer” du New York Times et un autre (Quinn Norton) n’obtient-il pas le “laissez-passer” pour cause de tweets horribles ?»

D’autres, comme le lanceur d’alerte américain Edward Snowden, réfugié en Russie, ont préféré relevé la qualité journalistique de Sarah Jeong. «Les articles de Sarah Jeong ne sont pas seulement perspicaces, ils sont souvent importants», a-t-il fait savoir, relayant une publication dans The Atlantic de la journaliste spécialisée dans les technologies.

La polémique suscitée autour du recrutement par le New York Times de la journaliste avait poussé le quotidien new-yorkais à réagir rapidement, son équipe de communication ayant en effet souhaité justifier ce choix d’embauche par un texte mettant en avant «le harcèlement en ligne fréquemment subi par Sarah Jeong en raison de son origine asiatique». «Pendant un certain temps, elle a répondu à ce harcèlement en imitant la rhétorique de ses harceleurs […] Elle le regrette et The Times ne le tolère pas», démine le communiqué, qui précise : «Sarah Jeong comprend désormais quelle rhétorique est acceptable ou pas au New York Times.»

Source : RT

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