Les images rares d’un requin-grande-gueule capturées en vidéo

requin-grande-gueule

Nageant tranquillement au large de l’île de Komodo, en Indonésie, un plongeur a récemment eu la surprise et la chance de pouvoir observer l’un des requins les plus rares de la planète : le requin-grande-gueule.

Le plongeur explorait ici la chaîne la plus septentrionale des îles connues sous le nom de Gili Lawa Laut, un lieu de plongée populaire pour les touristes. C’est donc lors de cette baignade qu’il vit l’animal. C’est un tête-à-tête plutôt rare quand on sait que depuis sa découverte en 1976, seulement soixante observations de ce requin ont été confirmées. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui conserve des registres actifs des populations mondiales d’espèces, note de son côté que 102 spécimens ont été observés depuis une quarantaine d’années. C’est pourquoi l’espèce reste à ce jour encore très mystérieuse.

Comme le requin-baleine et le requin-pèlerin, le requin-grande-gueule nage, comme son nom l’indique, avec sa bouche grande ouverte pour filtrer de l’eau et capturer planctons et méduses. Cette dernière peut mesurer un mètre de long et affublée de nombreuses petites dents. L’animal passe une grande partie de la journée dans les eaux profondes (jusqu’à 1100 mètres) où il se nourrit avant de monter à des profondeurs pélagiques (entre 0 et 500 mètres) pendant la nuit.

D’après les rares observations, certains spécimens atteindre les 5,20 mètres de long pour un poids de 750 kilogrammes. Ils ont été repérés principalement près des côtes japonaises, mais des observations ont également été rapportées dans les océans atlantique, pacifique et indien. C’est une distribution assez large visiblement, mais sa rareté ne permet pas de recenser ses populations et l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) est aujourd’hui bien incapable d’évaluer le risque d’extinction. La capture accessoire semble en revanche être considérée comme la plus grande menace pour ces requins qui, à l’instar des requins-baleines et autres tortues, se retrouvent parfois coincés dans les filets de pêche.

Source : SciencePost


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