L’ânkh – Le mystérieux symbole égyptien avec beaucoup de significations et une histoire inconnue

Différentes personnes ont des religions différentes. Chaque religion a ses propres symboles et signes caractéristiques.

Tout comme le symbole du christianisme est devenu la croix, connue en plusieurs variantes, et avant qu’elle ne soit un signe de poisson, l’ânkh est aussi un symbole de l’ancienne religion de l’Égypte.

Beaucoup d’interprétations de l’ânkh

Certains interprètent ce symbole selon ses deux parties ; la forme ovale symbolise l’éternité des divinités vivantes, et la croix qui en sort est la continuation et l’extension.

Dans les hiéroglyphes égyptiens depuis l’Ancien Empire, l’ânkh symbolisait la vie mais pas la “vie” (cette vie normale, ordinaire) à laquelle nous pensons. Les anciens Égyptiens associaient le symbole à la vie spirituelle de l’âme à laquelle la plupart d’entre nous ne pensons même pas dans notre existence quotidienne.

Mais l’ânkh fait aussi l’objet d’autres interprétations. Il combine les deux forces de la vie ; les symboles masculin et féminin d’Osiris et d’Isis.

C’est l’union entre le ciel et la terre, et l’unification entre le principe féminin et masculin.

À gauche : Sekhmet, représentée comme une femme à tête de lion et tenant l’ânkh. À droite : Isis avec l’ânkh, comme représenté sur les murs de la tombe de Néfertiti (fin de la XVIIIe dynastie).

C’était aussi un symbole de fertilité, car la boucle du signe était associée au ventre d’une femme. Plus tard, il a reçu une signification magique car on croyait qu’il possédait une force vitale mystique.

Les mystiques et les amateurs de connaissances secrètes du XIXe siècle et même les mouvements du Nouvel Âge du XXe siècle ont considéré l’ânkh comme un puissant symbole de prospérité, de santé, de bonne fortune et de protection contre la défaite, la chute et la destruction totale.

L’ânkh a été associé à de nombreuses divinités égyptiennes

Il existe de nombreuses représentations de divinités égyptiennes tenant l’ânkh. Maât, la déesse de la vérité, en tient un dans sa main ; cependant, on voit le plus souvent la déesse Isis le tenir. Aussi, Atoum, le dieu du soleil d’Héliopolis et Sekhmet, une déesse guerrière ainsi qu’une déesse de la guérison, étaient souvent représentés avec ce symbole.

Il y a aussi des représentations du pharaon qui se tient entre les dieux et tient l’ânkh sur sa paume. Dans ce cas, le signe souligne la nature divine du pharaon.

L’ânkh décore les murs de temples égyptiens

Dans les tombes égyptiennes et d’autres arts, l’ânkh apparaît fréquemment. Symbole d’une force vitale impérissable, il était peint sur les murs des temples, des stèles et dans les frises d’objets, en particulier près des pieds, pour assurer une protection divine aux morts.

Il apparaît souvent au bout des doigts d’un dieu ou d’une déesse dans des images qui représentent les divinités de l’au-delà et qui confèrent le don de la vie à la momie du défunt.

De nombreuses représentations montrent la combinaison symbolique de l’eau et de l’air dans des scènes où un dieu qui tient l’ânkh devant le nez du roi, lui donnant le “souffle de vie”, ou quand un courant d’eau formant l’ânkh, coule sur le roi pendant la purification cérémonielle.

L’ânkh est aussi connu sous le nom de croix égyptienne ou crux ansata, qui en latin signifie “croix avec une poignée”.

Le sceau royal d’Ezéchias, roi de Juda. L’ânkh est clairement visible. Photo : Dr Eilat Mazar/ Ouria Tadmor.

Quand le christianisme est venu en Égypte, l’ancien symbole égyptien de l’ânkh a été repris par les chrétiens coptes du IVe siècle et leur église a adopté l’ânkh comme forme unique de la croix chrétienne en raison de sa forme cruciforme.

Il est intéressant de noter que l’ânkh symbolisant la vie et accompagné d’un soleil à deux ailes tournées vers le bas, a été retrouvé sur une impression du sceau royal du roi Ézéchias (727-698 av. J.-C.).

L’artefact a été mis au jour lors des fouilles d’Ophel au pied du Mont du Temple, en 2015.

L’ânkh est une bonne amulette – mais pas pour tout le monde

L’ânkh est une amulette appropriée pour ceux qui souhaitent démontrer leurs croyances spirituelles plutôt que religieuses.

Sinon, l’ânkh est l’attribut du dieu Amon (‘le caché’), Roi des dieux, l’un des dieux les plus puissants d’Égypte. Elle était souvent portée par les Égyptiens sous forme d’amulette, parfois accompagnée de deux autres hiéroglyphes symbolisant la “force” et la “santé”. Les miroirs égyptiens anciens étaient souvent en forme d’ânkh.

Ce symbole universel a accompagné et influencé l’humanité à tous les âges, et il continue d’influencer les gens modernes.

L’ânkh est l’un des nombreux symboles importants de l’Égypte ancienne.

Source : Ancient Pages

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