Des ingénieurs dévoilent le plan d’un gratte-ciel de 4,8 km de haut pour absorber la pollution

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Les ingénieurs de la société américaine Arconic ont dévoilé leurs plans pour une tour haute de 4,8 kilomètres capable de « manger le smog » pour purifier l’air environnant.

Chez Arconic on voit grand et on voit loin. L’entreprise américaine présentait cette semaine un projet fou de gratte-ciel haut de 4,8 kilomètres de haut fait de pièces et de matériaux capables de purifier l’air environnant en le débarrassant de toutes les matières polluantes. En plus de s’appuyer sur des matériaux de construction innovants capables de résister à des vents violents et des climats uniques, les ingénieurs comptent bien user également d’une couche de revêtement autonettoyante. Baptisée EcoClean, celle-ci fonctionne grâce à un système de vapeur d’eau qui se mélange avec les produits chimiques en suspension présents dans l’air environnant afin de finalement les extraire en les déposant sur la façade de l’immeuble. Comme la mue d’un serpent ou de la « peau morte », la couche de pollution se dépose alors sur le revêtement avant d’être absorbée.

Conceptualisée pour la première fois en 2011, cette avancée est aujourd’hui prête à l’emploi comme le confie Sherri McCleary, directrice du département scientifique de l’entreprise au site Business Insider : « En plus de fournir le côté esthétique et le bon maintien de la paroi, ce matériau permet de réduire la quantité de polluants et ainsi de lutter contre le brouillard de pollution souvent visible dans les grandes agglomérations ».

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Crédits : Arconic

Un bâtiment « écolo » donc, mais pas seulement. En effet, les ingénieurs de la société parlent également de balcons rétractables. Le concept baptisé « Bloomframe » propose cette fois-ci des fenêtres motorisées qui se transforment en balcons de verre en moins d’une minute. Arconic annonce également son intention d’investir dans des composants flexibles en affirmant que « dans un avenir proche, toutes les pièces nécessaires à la construction de ces immeubles pourront être réalisées à partir d’imprimantes 3 D. » Sherri McCleary poursuit : « Nous cherchons à optimiser les matériaux qui peuvent être imprimés en 3D pour donner de plus en plus d’options pour les concepteurs et les architectes ».

Arconic, la société tout juste scindée d’Alcoa et spécialisée dans les produits à haute valeur ajoutée, n’a donc pas fini de nous surprendre. Celle dont l’industrie aéronautique est l’un des principaux marchés annonçait en novembre un contrat pluriannuel avec Airbus d’une valeur d’environ un milliard de dollars (900 millions d’euros).

Source : SciencePost

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