À Fukushima, la construction d’un « mur de glace » long d’1,5 km touche a sa fin

Il y a quelques heures, Tepco (opérateur de la centrale de Fukushima) annonçait être en train de finaliser la construction des derniers mètres de son mur de plus d’un kilomètre de long destiné à empêcher la contamination radioactive des flux d’eau.

L’opérateur de la centrale accidentée de Fukushima s’attaquait le mardi 22 août au dernier tronçon d’un mur de glace souterrain de 1,5 km de long. Le but : empêcher que les eaux souterraines de la montagne contaminées par la centrale ne se déversent dans le Pacifique. L’opération consiste à couler un réfrigérant dans des tuyaux placés à la verticale autour de quatre des six réacteurs du site. Le sol gèle alors sur une épaisseur d’environ trois mètres et une hauteur de 27 mètres sur la totalité du périmètre. Une fois le nouveau tronçon terminé, il faudra néanmoins plusieurs semaines avant que la terre située autour ne soit prise dans la glace.

mur de glace

Avant la mise en place du dispositif, 400 tonnes d’eau passaient chaque jour au travers des installations, entraînant avec elles des éléments radioactifs. Selon un porte-parole de Tepco interrogé par l’AFP, les autorités espèrent descendre sous la barre des 100 tonnes une fois les derniers mètres gelés. La prudence est néanmoins de mise. C’est en effet la première fois qu’un tel dispositif est utilisé sur une longueur aussi importante. Imaginé très vite après l’accident, ce mur de glace fait partie intégrante d’une stratégie qui doit permettre de réduire les rejets de strontium, de césium et de tritium dans l’océan.

L’Agence internationale de l’énergie atomique estime de son côté qu’il n’y aura pas d’autre solution à terme que de rejeter l’eau contaminée dans l’Océan Pacifique, une solution qui fait rugir pêcheurs et défenseurs de l’environnement. Depuis l’accident nucléaire de 2011, la contamination de la chaîne alimentaire locale ne cesse d’augmenter. Aujourd’hui, 40 % des espèces sont impropres à la consommation selon les normes japonaises.

Source : SciencePost

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