Ankou : L’esprit effrayant qui livre des âmes aux enfers

Ankou

Dans le folklore de Bretagne, il y a un esprit effrayant appelé Ankou (“mort”) qui est presque identique à la Faucheuse, souvent mentionnée dans les contes de fées originaires de Cornouailles et du Pays de Galles en Grande-Bretagne et en Irlande.

Cet esprit effrayant et omnipotent a l’apparence d’un homme vêtu d’une robe sombre ou d’un linceul et portant un vieux chapeau. Parfois, il peut apparaître comme une ombre sombre conduisant une charrette noire tirée par quatre chevaux noirs.

Ankou est dépeint comme un grand squelette épuisé avec des cheveux blancs qui coulent.

Sa tête est capable de tourner à un angle de 360 degrés, pour symboliser sa capacité à tout voir, partout. Les contes anciens varient sur les détails de son identité.

Une version du conte dit qu’il est sans tête ; une autre version décrit ce personnage mystérieux avec deux assistants squelettes qui aident Ankou à recueillir les âmes des morts.

Il apparaît lorsque la dernière personne d’une année civile meurt dans une paroisse.

Son travail, pour l’année prochaine, est de guider les âmes mortes loin de leur corps.

L’esprit mystérieux, qui ne manque jamais un jour, parcourt la campagne en n’empruntant qu’un seul chemin particulier et il apparaît habituellement au crépuscule, avec une faux à l’envers.

L’histoire d’Ankou est très ancienne. Les Bretons insulaires, qui avaient un fort sens de la proximité de la mort, ne la craignaient pas, car dans leurs croyances, la mort représentait le début d’une vie meilleure, un voyage miraculeux vers un lieu où aucune peur, tristesse, douleur et solitude ne pourrait jamais les blesser à nouveau.

Ankou

À gauche : Ankou, représenté sur une sculpture à l’ossuaire de la chapelle Saint-Joseph à Ploudiry, Bretagne ; à droite : Paroisse de La Roche-Maurice, Brest en Bretagne, dans le nord-ouest de la France. Crédits photos : Wikipédia

Cependant, ils ont toujours eu peur d’Ankou qui signifie chagrin et oubli et est condamné pour toujours à accomplir sa tâche de rassembler les âmes des morts et de ne jamais pouvoir la quitter.

L’esprit Ankou est particulièrement actif et puissant la veille de novembre (31 octobre). Les anciens croyaient qu’Ankou était une personnification de la mort et le voir était compris comme un signe clair du décès d’une personne.

Un vieux proverbe irlandais dit que “quand Ankou viendra, il ne partira pas vide…” En Bretagne, chaque paroisse avait son propre Ankou, “Roi des Morts” qui rendait visite au dernier homme décédé chaque année.

Source : Ancient Pages

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