La NASA à la recherche d’une mystérieuse météorite dans le Pacifique

mystérieuse météorite

Pourquoi la NASA chasse-t-elle une météorite dans l’océan Pacifique avec un sous-marin ? Attendez, revenons en arrière une minute. Pourquoi la NASA a-t-elle un sous-marin ? Et pourquoi ne cherche-t-elle pas des astéroïdes AVANT qu’ils ne plongent dans l’atmosphère terrestre ? Des esprits curieux en Sibérie, en Afrique, au Michigan et dans d’autres régions récemment frappées par des météorites aimeraient savoir.

Retour à la chasse aux météorites du Pacifique. L’histoire commence le 7 mars 2018, lorsque les habitants du comté de Grays Harbor, sur la côte pacifique de Washington, ont fait état d’un bang supersonique. Le boom était assez fort pour être enregistré sur les sismomètres du Pacific Northwest Seismic Network vers 19 heures. Le Seattle Times a rapporté que des témoins oculaires sur la côte ont vu un éclair et que trois stations météorologiques de la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) ont détecté une météorite à 25 kilomètres au large de la côte. Après avoir vu le rapport, Marc Fries, le conservateur de la poussière cosmique au Johnson Space Center de la NASA (beau travail si vous pouvez l’obtenir), l’a appelé “la plus grande chute de météorite que j’ai vue en plus de 20 ans de données radar”.

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En se basant sur la quantité et la qualité des données, Fries a estimé qu’environ 2 000 kg de morceaux de météorite, le plus gros pesant 4,4 kg et mesurant 12 cm de diamètre, a survécu à la chute et se trouve quelque part au fond de l’océan. Eh bien, pas “quelque part” – Fries a réussi à réduire l’emplacement à un kilomètre carré, à une faible profondeur de 100 mètres. Si seulement la NASA avait un sous-marin…

Entrez dans l’Ocean Exploration Trust. Fondé en 2008 par le Dr Robert Ballard pour “s’engager dans l’exploration pure de l’océan”, il fournit à la NASA son navire d’exploration (E/V) Nautilus de 64 mètres et ses sous-marins télécommandés pour divers projets. Nautilus se trouvait dans la région et a offert de faire partie de ce que Fries a appelé la “première recherche intentionnelle de météorites de l’océan”.

Selon les rapports de Nautilus, l’équipage a effectué un relevé sonar multifaisceaux le 1er juillet afin d’identifier les emplacements possibles. Le 2 juillet, deux sous-marins télécommandés ont effectué un levé de 7 heures du fond marin au point le plus probable et ont recueilli des échantillons avec un tuyau d’aspiration et un aimant. Le seau de sable a ensuite été apporté au Dr Fries, qui l’a passé au crible et a publié ce rapport :

“Marc Fries, conservateur de la poussière cosmique de la NASA, a effectué une première analyse visuelle des échantillons prélevés, et ses conclusions préliminaires comprennent deux petits fragments d’une croûte de fusion-météorite qui ont fondu et coulé comme de l’émail sur la poterie lorsqu’elle est entrée dans l’atmosphère. D’autres analyses seront effectuées au cours des prochaines semaines afin de déterminer si ces fragments proviennent bien de la chute massive de météorite observée dans l’océan Pacifique au large de Washington en mars 2018.”

mystérieuse météorite

Échantillon de fragments de météorite

La réponse est donc… oui et non. Oui, les fragments proviennent définitivement d’une météorite, et non, ils ne savent pas s’ils proviennent de LA météorite qu’ils cherchaient. Bien que M. Fries continue de tamiser le sable, personne ne semble répondre à la question originale… Pourquoi la NASA s’intéresse-t-elle autant à cette météorite en particulier ?

En fait, la NASA s’intéresse soudainement aux météorites en général. Cela pourrait être dû à la critique de son système d’alerte précoce qui ne semble pas donner beaucoup d’alertes sur de très gros astéroïdes récents qui ont heureusement manqué la Terre. Des chercheurs de la NASA étaient également au Botswana la semaine dernière où ils ont récupéré un morceau d’astéroïde 2018 LA, un astéroïde qui a été détecté par le Catalina Sky Survey financé par la NASA à l’Université de l’Arizona huit heures entières avant qu’il ne perce l’atmosphère terrestre, ce qui en fait le troisième astéroïde à être identifié avant l’impact.

Est-ce que c’est assez bon pour continuer à justifier l’existence de systèmes d’alerte aux astéroïdes ?

Ou bien la NASA utilise-t-elle ces exercices de récupération de météorites pour camoufler autre chose ? S’agit-il vraiment de météorites ? La NASA suit-elle autre chose ?

Source : Mysterious Universe

1 Commentaire

  1. Gerd

    MDR Comment faire un article à sensation avec une banale récupération de météorites….

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