Le travail de nuit peut avoir un impact très négatif sur votre santé

travail de nuit

Le travail de nuit peut, à long terme, avoir un impact sur votre santé.

Des chercheurs de l’Université McGill ont découvert que les gènes régulant d’importants processus biologiques sont incapables de s’adapter aux nouvelles habitudes de sommeil et d’alimentation et que la plupart d’entre eux restent à l’écoute de leur rythme d’horloge biologique.

Une nouvelle étude montre l’impact d’une simulation de quatre jours de travail de nuit sur l’expression de 20 000 gènes.

“Nous comprenons maintenant mieux les changements moléculaires qui se produisent à l’intérieur du corps humain lorsque les comportements de sommeil et d’alimentation sont synchronisés avec notre horloge biologique. Par exemple, nous avons constaté que l’expression des gènes liés au système immunitaire et aux processus métaboliques ne s’adaptait pas aux nouveaux comportements”, explique la Dre Diane B. Boivin, professeure au Département de psychiatrie de l’Université McGill.

On sait que l’expression de beaucoup de ces gènes varie au cours de la journée et de la nuit. Leurs rythmes répétitifs sont importants pour la régulation de nombreux processus physiologiques et comportementaux.

Des problèmes de santé à venir ?

Dans le cadre de cette étude, huit volontaires en bonne santé ont été soumis artificiellement à un horaire de cinq jours simulant le travail de nuit. Dans une salle d’isolement temporel, ils étaient privés de tout indice lumineux ou sonore caractéristique de l’heure du jour et n’avaient pas le droit d’utiliser leur téléphone ou leur ordinateur portable. Le premier jour, les participants ont dormi pendant l’heure normale du coucher. Les quatre jours suivants étaient des “équipes de nuit” : les volontaires restaient éveillés pendant la nuit et dormaient pendant le jour.

Le premier jour et après le dernier quart de nuit, l’équipe a recueilli des échantillons de sang à différents moments pendant une période de 24 heures et a mesuré l’expression de plus de 20 000 gènes à l’aide d’une technique appelée analyse transcriptomique, et a évalué lequel de ces gènes présentait une variation au cours du cycle jour-nuit.

“Nous pensons que les changements moléculaires que nous avons observés contribuent potentiellement au développement de problèmes de santé comme le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires plus fréquemment observés chez les travailleurs de nuit à long terme”, explique le Dr Boivin. Toutefois, elle ajoute que cela nécessitera d’autres enquêtes.

Comme l’étude a été menée dans des conditions hautement contrôlées en laboratoire, les recherches futures devraient étendre ces résultats en étudiant l’expression génétique de travailleurs de nuit dont l’activité physique, la consommation d’aliments et le moment du sommeil pourraient différer les uns des autres. Cela pourrait également s’appliquer à d’autres personnes qui risquent de subir un décalage d’horloge biologique, comme les voyageurs qui traversent fréquemment des fuseaux horaires.

Environ 20 % de la main-d’œuvre au Canada, aux États-Unis et en Europe travaille de nuit.

Article originalRecherche

Source : MessageToEagle.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *