Le dernier programme des Nations unies sur le climat suscite des inquiétudes quant à la censure en ligne
L’Organisation des Nations unies (ONU) s’engage dans une nouvelle initiative qui peut facilement se transformer en outil de « renforcement » de la censure en ligne.
En début de semaine, l’Initiative mondiale pour l’intégrité de l’information sur le changement climatique a été lancée lors d’un sommet du G20.
Cette initiative vient s’ajouter à une liste alambiquée de traités, d’initiatives et d’objectifs pilotés par les Nations unies, et l’Organisation pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a trouvé un partenaire en la personne des autorités brésiliennes.
Les auteurs du document affirment qu’il vise à lutter contre la désinformation sur le changement climatique et s’attaquent en particulier aux médias sociaux. À en croire Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, ce type de « désinformation » « sévit » sur Internet.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui a pris la parole lors du sommet, a également contribué à la construction d’un récit dramatique et alarmiste autour des deux questions – le climat et la « désinformation » – lorsqu’il s’est plaint, dans un message sur les médias sociaux, des « campagnes de désinformation coordonnées qui entravent les progrès mondiaux en matière de changement climatique ».
Jusqu’à présent, les pays qui ont rejoint l’initiative sont le Chili, le Danemark, la France, le Maroc, la Suède et le Royaume-Uni. Ils contribueront collectivement à ce que les Nations unies collectent entre 10 et 15 millions de dollars pour financer des « campagnes de recherche et de sensibilisation », mais aussi des groupes de défense et ce que l’on appelle des stratégies de communication pour aider à atteindre les objectifs de l’initiative.
Tout en considérant clairement les théories sur le changement climatique comme des faits scientifiques, M. Azoulay s’est abstenu de parler de menace existentielle, mais il l’a qualifiée de « défi existentiel ».
Le fonctionnaire de l’ONU souhaite que les gouvernements, les scientifiques, etc. ne soient pas les seuls à s’engager : le rôle des journalistes est également mis en avant, d’une manière plutôt étrange. Au lieu de rapporter les nouvelles, les journalistes sont envisagés comme une sorte de défenseurs eux-mêmes, « un lien essentiel entre la science et la société », a déclaré M. Azoulay.
Le chef de l’UNESCO a également choisi de traiter « à titre préventif » les journalistes comme ayant besoin d’être protégés contre « les risques auxquels ils sont exposés lorsqu’ils traitent des questions climatiques ».
On ne sait pas exactement quels « risques » Azoulay avait à l’esprit, mais il est presque certain qu’il ne s’agit pas de ce qui semble être un risque réel, à savoir que ces professionnels abandonnent leur rôle professionnel et deviennent carrément les porte-parole de l’ONU et de divers gouvernements, et qu’ils mènent leurs batailles. En l’occurrence, celui du « changement climatique ».
Source : Reclaim The Net – Traduit par Anguille sous roche




