Et si le climat influençait la violence dont font preuve les humains ?

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Des chercheurs américains se sont penchés sur une question encore restée en suspend. Est-ce que le climat aurait un lien avec les taux de crimes violents ? Ils ont tenté de répondre à cette question en élaborant un nouveau modèle d’étude, plus approfondi que l’ancien.

Si des scientifiques ont déjà pu observer que les taux de crimes violents étaient plus importants en nombres dans les régions proches de l’Équateur, les chercheurs de l’Ohio State University ont voulu aller plus loin en créant un nouveau modèle d’étude faisant l’objet d’une publication dans la revue Science Daily le 24 juin 2016.

Pour ce nouveau modèle baptisé CLASH (Climate Agression and Self-control in Humans), le postulat est le suivant : un climat plus chaud et peu soumis à d’importantes variations de température, ferait que les personnes seraient moins focalisées sur leur avenir et plus assujetties à la perte de contrôle de soi. Le précédant modèle portant l’appellation General Agression Model, suggérait simplement que de fortes températures rendaient les gens irritables et peu enclins à la patience.

Le modèle CLASH indique que le climat, et pas seulement la chaleur, influence le comportement. Nous savons déjà que le climat affecte les modes de vie, la culture et les interactions sociales. Ces interactions se trouvent en plus grand nombre lorsque les températures sont plus élevées et plus régulières, tous simplement parce que les personnes vivent plus à l’extérieur.

St. Louis Circuit Attorney’s Office

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De plus, les personnes vivant sous des latitudes tropicales seraient un peu plus « libres », c’est-à-dire qu’ils n’ont pas à prévoir de saisons typiquement froides ou « mortes » d’un point de vue des récoltes par exemple, puisqu’il s’agit ici d’un gain de temps pour ce qui est des activités liées à l’élaboration de réserves de nourriture (et de bois de chauffe). Également, les habitants verraient leur nervosité accrue en raison de certains animaux dangereux ou parasites directement liés au climat dans lequel ils évoluent.

Le modèle d’étude CLASH est tout jeune et nécessite un approfondissement, tandis que l’équipe de chercheurs américains précise le caractère non-déterministe de celui-ci. Il ne s’agit pas de dire que les habitants des latitudes tropicales sont des gens violents, mais plutôt que le climat impacte très fortement les cultures locales, et que cela peut jouer un rôle important chez ces personnes.

Source : SciencePost

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