Arabie saoudite : Peine de mort d’un poète palestinien pour apostasie

Sa condamnation a été basée sur un témoin qui a affirmé l’avoir entendu parler en mal de Dieu, ainsi que ses poèmes.

RIYADH, 20 novembre (Reuters) – Un tribunal saoudien a condamné un poète palestinien à mort pour apostasie, abandonnant sa foi musulmane, selon des documents du procès vus par Human Rights Watch, a déclaré vendredi Adam Coogle.

Ashraf Fayadh a été arrêté par la police religieuse du pays en 2013 à Abha, au sud-ouest de l’Arabie saoudite, puis de nouveau arrêté et jugé en début 2014.

Le verdict de ce tribunal l’a condamné à quatre ans de prison et à 800 coups de fouet, mais après l’appel un autre juge a prononcé une sentence de mort pour Fayadh il y a trois jours, a déclaré Coogle.

“J’ai lu les documents du procès du verdict au tribunal en 2014 et un autre le 17 novembre. Il est très clair qu’il a été condamné à mort pour apostasie”, a déclaré Coogle.

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Une photo publiée par Ashraf Fayadh (@ashraffayadh) le

Le système de justice de l’Arabie saoudite est basé sur la charia islamique et ses juges sont des religieux de l’école ultra conservatrice wahhabite du royaume de l’islam sunnite. Dans l’interprétation wahhabite de la charia, les crimes religieux, y compris le blasphème et l’apostasie encourent la peine de mort.

En janvier l’écrivain libéral Raif Badawi a été fouetté 50 fois après sa condamnation à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet pour blasphème l’année dernière, suscitant un tollé international. Badawi reste en prison, mais les diplomates disent qu’il ne sera probablement pas fouetté à nouveau.

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HANS PUNZ/ASSOCIATED PRESS

Les juges saoudiens ont une vaste portée pour imposer des peines en fonction de leur propre interprétation de la charia, sans référence à des cas précédents. Une fois le cas entendu par les juridictions inférieures, les cours d’appel et la Cour suprême, un accusé reconnu coupable peut être gracié par le roi Salman.

La condamnation de Fayadh était basée sur un témoin qui a affirmé l’avoir entendu maudire Dieu, le prophète de l’islam Mahomet et l’Arabie saoudite, plus le contenu d’un livre de poésie qu’il avait écrit quelques années plus tôt.

L’accusé est allé à la cour d’appel saoudienne et a été ensuite renvoyé à la cour inférieure, où un autre juge a porté la peine à la mort le 17 novembre.

Source : Huffington Post

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