Mars. La Nasa annonce avoir trouvé des molécules organiques sur la planète rouge

molécules organiques

La Nasa avait soigné ses effets : excitation et mystère entouraient la tenue de la conférence de presse de ce jeudi 7 juin, consacrée à la planète Mars. Depuis le centre spatial Goddard, dans le Maryland, l’agence spatiale américaine a annoncé avoir découvert des molécules organiques vieilles de plusieurs milliards d’années. Et obtenu la confirmation qu’il y a bien du méthane dans l’atmosphère de Mars.

Ce ne sont pas des traces de vie. D’accord, mais ce sont quand même des molécules organiques, qui constituent les briques élémentaires de nombreuses formes de vie. Et il y en a sur Mars. Joli coup de tonnerre dans le ciel de la planète rouge – et jusque sur notre bille bleue, à 100 millions de kilomètres de là.

Le petit rover Curiosity, qui ausculte et photographie Mars sous toutes ses coutures depuis août 2012, a trouvé des traces de ces fameuses molécules organiques dans le sol de la planète, a annoncé la Nasa ce jeudi 7 juin. Celles-ci sont la plupart du temps composées de carbone et d’hydrogène. Elles ne sont pas des molécules « vivantes », elles ne sont pas « la vie », mais se retrouvent par exemple sur Terre emprisonnées dans le charbon ou certains hydrocarbures, voire au sein de météorites.

Des forages à… 5 cm de profondeur

Ces molécules, par leur structure, montrent aussi qu’elles appartenaient à des ensembles bien plus grands – à des macro-molécules. Et qu’elles ont été capables de résister aux changements survenus à la surface de Mars.

Pour dénicher ces traces prometteuses, le petit robot motorisé a procédé à des forages à la surface de Mars. Oh, pas très profond : jusqu’à 5 centimètres seulement, pour l’instant. Mais cela permet de retrouver des matériaux peu impactés par l’atmosphère et les incidents géologiques récents de Mars.

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L’un des forages effectués par Curiosity au “fond” d’un lac asséché | Nasa / JPL

Ces forages, pilotés depuis la Terre, ont eu lieu au « fond » d’un ancien lac martien. Lac dont les scientifiques avaient la preuve qu’il a bien existé, pendant plusieurs centaines de milliers d’années au moins, grâce aux missions successives vers la planète rouge, qui avaient mis en évidence l’existence de sédiments et d’argiles.

Une vie microbienne fossile ?

Les scientifiques américains ont par ailleurs pu vérifier et confirmer la présence de méthane, un gaz à la structure moléculaire très simple, dont la teneur change dans l’atmosphère martienne en fonction des saisons. Ces traces pourraient éventuellement être l’indice d’une présence de vie microbienne, actuelle ou fossile, même si d’autres explications chimiques et géologiques peuvent aussi être mises en avant.

Quoi qu’il en soit, chaque découverte ou presque rend la planète rouge un peu plus « proche » de notre planète bleue.

L’exploit est d’autant plus grand que Mars, certes très proche à l’échelle de l’univers, est tout de même distante de notre Terre de 58 à 400 millions de kilomètres, en fonction de leurs orbites respectives.

Ainsi, au début de l’année, Mars était à 260 millions de kilomètres de nous, mais se rapprochait chaque jour d’un million de kilomètres. C’est fin juillet que l’écart sera le plus faible : 57,6 millions de kilomètres seulement. Si le ciel est clair, nous pourrons admirer la planète rouge au sein de notre voûte étoilée. Et rêver à la vie qui y a peut-être prospéré jadis.

Source : Ouest-France

1 Commentaire

  1. robin

    Bref du blabla sans intérêt comme on pouvait s’y attendre de la part de la NASA !

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