Alain Soral condamné à 24 mois dont 18 ferme pour avoir diffusé un clip de rap antisémite


Pour avoir diffusé en ligne un clip de rap antisémite où des portraits de personnalités étaient brûlés, Alain Soral a été condamné à 18 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Bobigny.

Soral-prison-clip

L’essayiste Alain Soral a été condamné le 19 septembre à 24 mois de prison, dont 18 mois ferme, par le tribunal correctionnel de Bobigny pour avoir diffusé en ligne un clip de rap antisémite où des portraits de personnalités étaient brûlés.

Alain Bonnet, de son vrai nom, devra également s’acquitter d’une amende de 45 000 euros. Il était poursuivi pour provocation à la haine raciale et injure publique aggravée.

Le 15 avril dernier, l’essayiste, déjà condamné maintes fois, avait déjà écopé d’un an ferme pour négationnisme dans une autre affaire. Le tribunal correctionnel de Paris avait alors ordonné un mandat d’arrêt contre lui, que le parquet avait refusé d’exécuter, estimant qu’il n’avait pas de base légale.

Dans l’affaire jugée à Bobigny, le parquet avait requis deux ans de prison ferme contre l’essayiste, qui avait publié sur son site Egalité et Réconciliation un clip intitulé «Gilets jaunes» dans lequel une pancarte contenant le nom de Rothschild était jetée au feu. Des photographies de Bernard-Henri Lévy, Jacques Attali ou encore Patrick Drahi étaient aussi envoyées au bûcher.

Dans ce clip, le rappeur appelait à «virer» Rothschild, Attali et BHL, les qualifiant de «parasites».

Cette condamnation intervient à la suite d’une citation directe d’un collectif d’associations comprenant l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), SOS Racisme, la Licra, J’accuse, le MRAP et la LDH.

«Cette décision importante marque légitimement la fin de l’impunité dont bénéficie, de fait, Alain Soral, multirécidiviste de la haine, impliqué par le passé dans 57 procédures pour les mêmes infractions contre ses cibles habituelles», ont réagi ces associations dans un communiqué.

Le tribunal a également demandé à Alain Soral de supprimer le clip de son site, sous astreinte de 1 000 euros d’amende par jour de retard.

Des images et des propos devenus «par magie diffamation du Juif», selon l’avocat de Soral

Dans un communiqué publié le 19 septembre, l’avocat d’Alain Soral, Damien Viguier, détaille les modalités de la condamnation. On y apprend que le sursis d’une durée de six mois est accompagné d’une mise à l’épreuve pour une durée de trois ans. «L’épreuve consiste en trois mesures : 210 heures de travaux d’intérêt général, soit pour un temps plein un mois et demi de travaux forcés, suppression de la publication incriminée sous astreinte de 1 000 euros par jour de retard et indemnisation des “victimes”». Concernant les condamnations pécuniaires, elles pourraient, selon ce communiqué, dépasser les 171 000 euros.

Concernant le fond de le condamnation, l’avocat estime que dans le clip de rap incriminé «rien n’apparaissait comme répréhensible au premier abord». Mais, selon lui, les associations qui avaient déclenché les poursuites «prétendaient décoder les propos et images : le brasero d’un rond-point Gilet jaune devenait à leur yeux “un bûcher”, le mot parasite était traduit comme volonté d’extermination totale et les photos de Rothshild, Attali, BHL et Drahi qu’on y jetait devenaient “l’oligarchie juive” dont “le projet de domination” apparaissait par la référence à la Palestine et à la chaîne i24news». Pour l’avocat, «isolées et surtout décodées, ces images et ces propos étaient par magie devenues diffamation du Juif, injure envers le Juif et provocation à la haine contre le Juif».

L’avocat n’a cependant pas annoncé dans son communiqué faire appel de cette condamnation.

Alain Soral multiplie les condamnations devant les tribunaux pour ses propos. En janvier dernier, l’essayiste avait déjà été condamné à un an de prison ferme, sans mandat d’arrêt, pour avoir injurié un magistrat et tenu des propos antisémites sur son site internet.

Le 15 avril, l’essayiste avait été condamné à un an ferme pour négationnisme dans une affaire distincte. Le tribunal correctionnel avait alors ordonné un mandat d’arrêt contre lui, que le parquet avait refusé d’exécuter, estimant qu’il n’avait pas de base légale.

Enfin, le 5 juin à Paris, un an de prison ferme a été requis à son encontre pour avoir qualifié le Panthéon de «déchetterie casher» dans une vidéo postée en juillet 2018 sur son site internet.

Lire aussi : Après «Pendez les blancs», le rappeur Nick Conrad récidive et «encu** la France»

Source : RT France

1 réponse

  1. samy dit :

    Bien fait pour sa gueule pour paraphraser sa réaction aux attentats contre la rédaction de Charlie Hebdo ( “bien fait pour leurs gueules” donc )…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *