Selon une nouvelle analyse génétique, un barbier polonais de 23 ans aurait été Jack l’Éventreur

L’identité de l’un des tueurs en série les plus célèbres et les plus sanglants de l’histoire moderne a peut-être été révélée par une nouvelle analyse génétique. Selon les tests, les échantillons prélevés sur le châle de soie taché d’une des victimes de Jack l’Éventreur correspondent au profil génétique d’Aaron Kosminski, un barbier polonais de 23 ans et l’un des principaux suspects de la police à l’époque.

Jack l’Éventreur assassina au moins 5 femmes, toutes prostituées, dans ou près du quartier Whitechapel de l’East End de Londres, entre août et novembre 1888. Toutes les victimes de Jack l’Éventreur, sauf une, ont été tuées alors qu’elles sollicitaient des clients dans la rue. Dans chaque cas, la gorge de la victime était tranchée et le corps était habituellement mutilé de manière à laisser entendre que le meurtrier connaissait l’anatomie humaine.

Les meurtres cessèrent brusquement en novembre 1888, mais le mystère ne fit qu’augmenter et s’approfondir. Près de 140 ans plus tard, l’affaire n’est toujours pas résolue et Jack l’Éventreur est sans doute devenu le tueur en série le plus célèbre et le plus mythologisé.

Cependant, les outils modernes pourraient enfin résoudre cette affaire. Dans une nouvelle étude, Jari Louhelainen, biochimiste à l’université John Moores de Liverpool, au Royaume-Uni, et ses collègues ont enquêté sur le châle de soie appartenant à Catherine Eddowes, la quatrième victime du tueur. Le châle est taché de sang et de sperme, ce dernier provenant probablement de l’assassin.

Dans leur étude, Louhelainen et David Miller, un expert en reproduction à l’université de Leeds (Royaume-Uni), décrivent l’extraction et l’amplification de l’ADN du châle. L’ADN mitochondrial (ADNmt), l’ADN hérité seulement du côté de la mère et aussi l’ADN le plus résistant, récupéré du châle a été comparé aux échantillons prélevés sur les descendants vivants de Eddowes et Kosminski.

Aaron Kosminski était un Juif polonais qui a été placé dans un asile pour le reste de ses jours, peu de temps après que les meurtres eurent brusquement cessé. Selon les chercheurs, l’ADNmt des parents de Kosminski correspond à celui trouvé dans les échantillons prélevés sur le châle. L’analyse suggère également que le tueur avait les yeux bruns et les cheveux bruns, ce qui correspond à la description de Kosminski, mais aussi à celle de milliers d’autres Londoniens à l’époque. Les auteurs affirment qu’aucune contamination moderne n’a été trouvée sur le châle.

barbier polonais

Représentation d’Aaron Kosminski. (Wikimedia Commons)

Selon les chercheurs dans leur étude :

Nous décrivons pour la première fois l’analyse systématique au niveau moléculaire des seules preuves matérielles qui subsistent et qui sont liées aux meurtres de Jack l’Éventreur. Le fait de trouver les deux profils dans le même élément de preuve augmente la probabilité statistique de son identification globale et renforce l’affirmation que le châle est authentique.

Toutes les données recueillies confirment l’hypothèse que le châle contient du matériel biologique de Catherine Eddowes et que les séquences d’ADNmt obtenues à partir de taches de sperme correspondent aux séquences de l’un des principaux suspects de la police, Aaron Kosminski.

L’affaire n’est cependant pas close. D’une part, l’origine du châle est controversée. C’était la possession de l’arrière-arrière-arrière neveu d’un sergent intérimaire de la police de Londres qui faisait partie de ceux qui enquêtaient sur la scène du crime d’Eddowes. L’auteur Russell Edwards a acheté le châle en 2007 et l’a donné à Louhelainen, dont les résultats génétiques préliminaires ont été utilisés pour distinguer Kosminski dans le livre d’Edward de 2014 intitulé Jack l’Éventreur démasqué.

De plus, l’ADNmt ne peut pas identifier une personne de manière aussi fiable que l’ADN nucléaire, hérité de ses deux parents. Sur la seule base de l’ADNmt, la seule certitude réside dans l’exclusion des suspects.

Auparavant, Patricia Cornwell, auteure américaine de romans policiers, a financé sa propre enquête génétique. Des échantillons prélevés sur des lettres que Jack l’Éventreur aurait envoyées à la police suggère que le tueur était le peintre Walter Sickert. Ces résultats sont également controversés puisque beaucoup pensent que les lettres étaient fausses, faisant partie de canulars élaborés de l’époque où Jack l’Éventreur scandalisait la société londonienne. Une autre enquête génétique a suggéré que Jack l’Éventreur était en fait une femme.

L’étude publiée dans The Journal of Forensic Science : Forensic Investigation of a Shawl Linked to the “Jack the Ripper” Murders.

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Source : GuruMeditation

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