Simulation de vie sur Mars : Des “astronautes” de la NASA commencent une expérience d’isolement d’un an sur les pentes d’un volcan

simulation de vie

Six “astronautes” vont vivre pendant 12 mois dans un dôme d’environ 100 m² sans nourriture fraîche ni aucun contact physique avec les amis et la famille.

Six «astronautes» ont entamé une expérience de la NASA d’un an pour simuler ce que sera la vie sur Mars.

C’est la plus longue expérience de ce type et cette dernière sera utilisée pour aider à planifier une future mission habitée vers la planète rouge – qui devrait prendre entre un et trois ans.

L’équipe est composée d’un astrobiologiste français, un physicien allemand et quatre américains – un pilote, un architecte, un journaliste et un scientifique des sols.

Les participants devront vivre et travailler dans un dôme de presque 100 m² dans les pentes difficiles et éloignées d’un volcan en sommeil à Hawaï.

HI-SEAS (Hawaii Space Exploration Analog and Simulation), est une expérience financée par la NASA pour simuler à quoi pourrait ressembler une expédition habitée vers la planète rouge.

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L’intérieur de l’habitat HI-SEAS sur le versant nord du Mauna Loa à Hawaii

Dans les rares occasions où ils seront autorisés à sortir, les membres d’équipage devront d’abord demander l’approbation de “Ground Control” et porter des combinaisons spatiales, tout en explorant le paysage du volcan similaire à Mars.

Leur état de santé et les relations personnelles seront surveillés par des experts pour voir quels problèmes peuvent survenir sur une véritable mission vers Mars.

Ils ne seront autorisés à manger que la même nourriture lyophilisée comme les astronautes et toutes les communications auront un retard de 20 minutes pour simuler le délai dans la transmission en raison de la grande distance entre la Terre et Mars.

“Plus les missions deviennent longues, plus nous pouvons comprendre les risques des voyages spatiaux”, a déclaré Kim Binsted, chercheur principal HI-SEAS et professeur à l’université de Hawaï à Manoa du Department of Information and Computer Sciences.

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“Nous espérons que cette prochaine mission permettra de développer notre compréhension actuelle des facteurs sociaux et psychologiques impliqués dans l’exploration spatiale de longue durée et de donner à la NASA des données solides sur la meilleure façon de sélectionner et de soutenir un équipage qui va travailler de façon cohérente en équipe pendant le voyage spatial.”

Une expérience similaire qui a duré huit mois s’est terminée en juin.

Une des participantes,Jocelyn Dunn, était étudiante à l’université Purdue.

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Elle était heureuse de terminer l’expérience, mais a admis qu’elle regrettera l’intimité qu’elle a développé avec ses collègues scientifiques.

Elle a dit : “Nous avons un arrangement charmant et productif. Il y a une consolation dans la certitude. Je suppose que j’ai obtenu un avant-goût du mariage. Nous avons donné les uns aux autres loyauté et engagement, à travers le bon et le mauvais, nous appartenons à l’équipage. Nous donnons notre meilleur et oublions le reste”.

Rencontrez les “Martiens”

Sheyna Gifford a travaillé sur des projets de recherche en astrophysique, neurosciences et psychologie et contribue à des sites Web éducatifs de la NASA, écrivain médical et défenseur de l’éducation STEM. Son travail précédant était sur le satellite HESSI au Space Science Laboratories.

Elle détient une licence des sciences en neurosciences et en anglais, une maîtrise en sciences de laboratoire et de biotechnologie, un master en science dans le journalisme, un doctorat en médecine et est actuellement entrain d’obtenir une maîtrise en administration des affaires.

Tristan Bassingthwaighte est actuellement candidat pour un doctorat en architecture à l’UH Manoa. Il est dans la phase finale de terminer son diplôme de maîtrise en architecture à l’université de Tongji à Shanghai, où il a étudié à l’étranger pendant un an en observant l’habitation humaine dans des environnements extrêmes.

Son travail impliquera la conception d’une nouvelle génération d’habitat pour Mars.

Carmel Johnston est spécialiste des sols de Whitefish, au Montana. Sa recherche précédente portait sur les effets de la fonte du pergélisol et les émissions de gaz dans les tourbières.

Son intérêt pour la production alimentaire mondiale et la durabilité la pousse à Hi-SEAS pour la recherche de production alimentaire dans la simulation de vie sur Mars. Elle a une licence en sciende des sols et de l’eau et un master en sciences des ressources terrestres et sciences de l’environnement à l’université d’État du Montana.

Andrzej Stewart est un pilote et déjà travaillé chez Lockheed Martin comme contrôleur de vol interplanétaire. Il a travaillé sur la console pour le télescope spatial Spitzer, Mars Odyssey, MRO, Maven, Juno et GRAIL.

Récemment, il a servi comme ingénieur de vol pour la sixième mission NASA’s Human Exploration Research Analog (HERA), simulant un voyage de deux semaines à l’astéroïde 1620 Geographos. Il a obtenu une licence en sciences en génie aérospatial à l’université du Texas à Austin en 2005 et un SM en aéronautique et astronautique du MIT en 2007.

Cyprien Verseux est un étudiant en doctorat à l’université de Rome. Il est astrobiologiste et travail sur la recherche de la vie au-delà de la Terre et est également un expert dans les systèmes de soutien de la vie biologique pour l’exploration de Mars.

Une partie de ses recherches vise à rendre des avants-postes humains sur Mars aussi indépendants que possible de la Terre, en utilisant des organismes vivants pour traiter les ressources de Mars en produits nécessaires à la consommation humaine.

Christiane Heinicke est physicienne et ingénieure allemande. Plus récemment, elle a travaillé sur la glace de mer et a également acquis une expérience de travail avec des lumières polaires, la fonte des métaux et des simulations du manteau de la Terre.

Elle a obtenu sa licence de sciences en physique appliquée à l’université de Technologie de Ilmenau en Allemagne et un master de science en géophysique à l’université d’Uppsala en Suède.

Source : Mirror Online par Sam Webb

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