Les 3 prochaines années seront “anormalement chaudes”, prévient une étude

Si ces dernières années sont particulièrement chaudes, les trois prochaines le seront probablement encore plus, selon une étude menée par Florian Sévellec, chercheur CNRS à l’Université de Brest, publiée dans Nature Communications.

Les quatre dernières années ont été les quatre plus chaudes jamais enregistrées. Et ce n’est pas fini; selon une nouvelle prévision scientifique, les prochaines années seront probablement également au-dessus des normales. “Il y a une forte probabilité d’un climat anormalement chaud pour les cinq prochaines années“, a déclaré Florian Sevellec, principal auteur de l’étude, qui co-signe ce papier avec Sybren Drijfhout, de l’Université de Southampton au Royaume-Uni.

Le réchauffement causé par les émissions de gaz à effet de serre n’est pas linéaire. Il semble qu’il soit tombé au début du 21e siècle, un phénomène connu sous le nom de hiatus du réchauffement climatique. Au cours de ce “hiatus” des années 2000, des facteurs internes, tels que les oscillations des océans, ont contribué à maintenir la planète un peu plus froide qu’elle ne devait l’être. Ces prochaines années cependant, ces mêmes facteurs internes sont susceptibles de faire le contraire, note l’étude. En supposant que le rythme soutenu du réchauffement climatique se poursuive, cela signifie que la hausse des températures aura un impact supplémentaire.

Ce nouveau système de prévision, mis au point par des chercheurs du CNRS, de l’Université de Southampton et de l’Institut météorologique royal des Pays-Bas, n’utilise pas de techniques de simulation traditionnelles ; il applique une méthode statistique pour rechercher les simulations climatiques du XXe et du XXIe siècle effectuées à l’aide de plusieurs modèles de référence afin de trouver des “analogues” des conditions climatiques actuelles et d’en déduire les possibilités futures. La précision et la fiabilité de ce système probabiliste se sont avérées au moins équivalentes aux méthodes actuelles. Elle prédit aujourd’hui que la température de l’air moyenne pourrait être anormalement élevée au moins jusqu’en 2022.

Pour l’heure la méthode ne donne qu’une moyenne globale, mais les chercheurs aimeraient maintenant l’adapter pour faire des prévisions régionales et, en plus des températures, évaluer les tendances des précipitations et de la sécheresse.

Source : SciencePost

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