Le Japon remplace ses anciens travailleurs en construction par des robots


Les entreprises japonaises sont confrontées à un problème d’automatisation de la main-d’œuvre. Ce n’est pas le genre dont on entend habituellement parler ; les travailleurs n’ont pas peur de perdre leur emploi à cause des machines. Au lieu de cela, les entreprises doivent concevoir des robots pour remplacer les foules de travailleurs japonais qui approchent de l’âge de la retraite.

À l’heure actuelle, plus d’un quart de la population japonaise est âgée de plus de 65 ans, et ce chiffre devrait passer à 40 % au cours des 40 prochaines années. C’est une mauvaise nouvelle pour les industries qui devront remplacer les travailleurs à l’âge de leur retraite, surtout dans des secteurs comme la construction, pour lesquels l’automatisation ne s’est pas développée aussi rapidement.

Certaines entreprises travaillent au développement de nouveaux robots pour aider à la construction d’immeubles de grande hauteur. Beaucoup ont été développés, mais peu ont été déployés. L’un d’entre eux, Shimizu, est sur le point de tester sa nouvelle soudeuse robotisée, son chariot et son outil de levage tout usage.

Il n’a pas été facile d’aller aussi loin, et les robots sont encore loin d’être parfaits, selon un article paru dans Bloomberg Technology. Le problème, c’est que le travail sur un bâtiment exige que les gens ou les robots se déplacent à l’intérieur du bâtiment. Malgré les améliorations apportées à la machinerie autonome, les ingénieurs n’ont pas tout à fait compris comment fabriquer un robot qui peut faire un travail de construction significatif tout en étant capable de se déplacer comme ils en ont besoin sur un chantier de construction.

Mais l’industrie japonaise de la construction a besoin de ces robots, maintenant. Lorsqu’une industrie est automatisée, les travailleurs sont souvent déplacés. Mais maintenant, ces employés quittent l’une ou l’autre façon, et la technologie nécessaire pour combler les lacunes pourrait ne pas être prête.

Les experts soupçonnent que les robots peuvent prendre en charge une partie des tâches de soudage, d’expédition et des tâches de base nécessaires à la construction d’une nouvelle tour de grande hauteur. Mais même dans ce cas, la main-d’œuvre robotisée ne représentera qu’environ 1 % de chaque projet, selon la technologie actuelle.

Les robots de construction, qui comprennent les robots d’assemblage (ceux qui travaillent dans les usines) ainsi que les véhicules autonomes et autoguidés comme les chariots élévateurs à fourche, travailleront principalement la nuit et le week-end. Comme la technologie est tellement nouvelle, les travailleurs actuels se sentiraient plus à l’aise de ne pas travailler dans le même espace, pour des raisons de sécurité. Cela est exigé des véhicules autonomes sur les chantiers de construction, mais ce sera également le cas des robots d’assemblage utilisés dans la construction.

La révolution robotique est encore à distance, mais dans l’intérêt des constructions futures du Japon, peut-être devrions-nous espérer qu’elle arrive un peu plus tôt.

Source : Futurism


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