La Commission européenne explique pourquoi elle ne condamne pas la brutalité policière en France


«Il existe un système juridique et des procédures pour répondre à toutes les plaintes possibles», selon le porte-parole de la Commission européenne Eric Mamer, expliquant la raison pour laquelle elle n’a pas fait de déclaration appelant à la retenue en vue des manifestations en France et condamnant les violences policières.

L’Union européenne n’a pas diffusé de déclaration distincte appelant à la retenue en raison des affrontements entre les manifestants et la police en France, car elle estime que les pays membres de l’UE disposent des procédures juridiques nécessaires pour répondre aux violences, a déclaré à la presse le porte-parole en chef de la Commission européenne Eric Mamer.

Ce vendredi 6 décembre, lors d’un point de presse à la Commission européenne, les journalistes ont demandé des explications sur les raisons pour lesquelles, contrairement à ce qui s’est passé en Bolivie ou au Chili, l’Union européenne n’a pas diffusé de déclaration sur les émeutes en France, bien qu’il y ait eu des cas de traumatisme de journalistes à cause de l’utilisation de moyens contraignant par la police.

«La Commission européenne respecte à la fois le droit des citoyens de manifester et le droit et l’obligation de la presse de faire des reportages sur les manifestations. Dans le même temps, la police doit veiller à ce que les manifestations se déroulent pacifiquement. En outre, nous n’avons pas d’autre commentaire sur les manifestations en France», a déclaré Eric Mamer.

Les critères de la Commission européenne

Répondant à une question précise sur les critères retenus par la Commission pour sélectionner les pays pour lesquels il est nécessaire de parler des manifestations, le porte-parole a déclaré qu’il n’avait aucun commentaire à faire sur cette question.

«Lorsque des manifestations ont lieu, nous appelons toutes les parties à la retenue. Nous pensons qu’il est important que les manifestants s’expriment pacifiquement. Les forces de l’ordre peuvent parfois faire face à des situations difficiles. En ce qui concerne les pays membres de l’Union européenne, ils ont toutes les procédures nécessaires pour gérer ces questions», a-t-il lancé.

Selon Eric Mamer, en France, «il existe un système juridique et des procédures pour répondre à toutes les plaintes possibles concernant la violence policière, et nous sommes convaincus que les autorités françaises sont capables de faire face à de telles plaintes».

La mobilisation du 5 décembre

Une grève générale contre la réforme des retraites a eu lieu ce jeudi 5 décembre en France. La CGT annonce plus de 1,5 million de protestataires et les Policiers en colère ont parlé d’un million minimum, quant aux données officielles, 806.000 manifestants y ont participé à travers le pays.

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Source : Sputnik

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