Chaleur mortelle : d’ici à 2100, l’Asie du Sud deviendra en partie inhabitable !

Chaleur mortelle

Le réchauffement climatique perdure et ne semble pas voué à s’arrêter à tel point qu’à la fin de ce siècle, certaines parties du globe deviendront invivables. Une étude détaille la future situation de l’Asie du Sud où les températures dépasseront les 35 °C !

Il y a peu, nous évoquions le rapport entre la fonte des glaces du pôle Nord et l’assèchement à venir du Sahel, une zone tampon située entre le Sahara et la forêt équatoriale africaine bien connue depuis quelques décennies pour son rétrécissement progressif sous l’effet de l’avancée du célèbre désert africain. Nous avions également expliqué les raisons qui expliquent pourquoi l’humanité a seulement 5 % de chances de maintenir le réchauffement climatique sous la barre des 2 °C.

Une nouvelle étude estime que l’Asie du Sud sera invivable d’ici à 2100 à cause de la chaleur qui y régnera, une chaleur humide dont la température médiane sera de 35 °C. Publiées dans la revue Sciences Advances le 2 août 2017, les recherches ont été menées par l’enseignant en ingénierie environnementale Elfatih Eltahir et des équipes du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ainsi que de la Loyola Marymount University de Los Angeles (États-Unis).

Chaleur mortelle

Crédits : Massachusetts Institute of Technology

L’Asie du Sud est une zone du globe très peuplée comptant 1/5e de la population mondiale. Or, les chercheurs indiquent que si aucune mesure concrète n’est adoptée afin de réduire drastiquement les émissions de GES, cette partie de l’Asie pourrait être tout simplement inhabitable.

« L’augmentation des températures et de l’humidité en été pourrait atteindre des niveaux excédant la capacité de l’organisme humain à survivre sans protection », explique Elfatih Eltahir dans un communiqué du MIT, avant d’ajouter : « Ces vagues de chaleur mortelle pourraient même se produire d’ici seulement quelques décennies dans des régions d’Inde, du Pakistan et du Bangladesh, y compris dans les bassins fertiles de l’Indus et du Gange, d’importantes régions de production agricole. »

Alors que le calvaire devrait débuter bien plus tôt que la fin de ce siècle, la capacité des humains à survivre dans un tel environnement combinée à l’assèchement des terres arables devrait malheureusement créer des centaines de millions de réfugiés climatiques.

Il s’agit ici de la toute première étude concernant la chaleur humide qui est, disons-le, encore moins supportable que la chaleur « sèche » que les Européens subissent durant l’été. Particulièrement étouffante, ce type de chaleur met tout simplement à mal les organismes.

Elfatih Eltahir tente tout de même de se montrer optimiste et affirme qu’il « sera possible d’éviter que ces projections de vagues de chaleur meurtrières se concrétisent en Asie du Sud », mais que cela ne pourra se faire que si nous parvenons à réduire « suffisamment les émissions de gaz à effet de serre pour contenir le réchauffement climatique. »

Sources : SciencePostLe MondeHuffingtonPost

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