Bill Gates redouble d’efforts pour promouvoir l’identification numérique mondiale, alors que ses détracteurs tirent la sonnette d’alarme sur les risques d’atteinte à la vie privée
Bill Gates a exprimé son soutien à ce que sa fondation, l’Union européenne, les Nations unies et le Forum économique mondial (FEM) appellent l’infrastructure publique numérique (IPN) et à ses éléments clés, à savoir les cartes d’identité et les paiements numériques.
M. Gates souhaite que ces éléments soient mis en œuvre à l’échelle mondiale.
Dans un billet de blog, le fondateur de Microsoft tente une nouvelle fois d’asseoir sa réputation de visionnaire en la matière et fait l’éloge d’un certain nombre de pays en développement où le concept d’IPN est actuellement, de diverses manières, pourrait-on dire, « testé pour le reste du monde » – Inde, Kenya, Brésil, Togo.
L’une des principales critiques formulées à l’encontre des cartes d’identité et des paiements numériques – et la hâte d’y parvenir, étant donné que le DPI est censé être adopté à grande échelle d’ici 2030 – est qu’ils conduiront à une surveillance numérique « renforcée » de la part du gouvernement et à la privation des droits des citoyens.
Cependant, M. Gates ne partage pas ces inquiétudes et affirme que ce qu’il appelle « un IPN bien conçu » permettra en fait de « renforcer » la protection de la vie privée, grâce à des « garanties » qu’il mentionne au passage.
M. Gates évoque également ce qu’il appelle les avantages de l’utilisation de MOSIP (Modular Open-Source Identity Platform), un outil national d’identification numérique soutenu par sa fondation. MOSIP est un autre point de discorde du point de vue de la protection de la vie privée, étant donné qu’il s’agit d’un système d’identification numérique mondial et des implications négatives qui en découlent.
Mais le MOSIP a été l’un des principaux participants au récent sommet mondial 2024 sur l’IPN, qui s’est tenu en Égypte et auquel ont participé les concepteurs de l’outil, ainsi que la Banque mondiale, l’agence de développement des Nations unies, le PNUD, et l’Institut Tony Blair.
L’événement a été une nouvelle occasion pour ces organisations de plaider en faveur de l’adoption mondiale de l’IPN d’ici à 2030 et de s’engager à travailler à l’accélération de ce processus.
Le MOSIP a présenté sa plateforme d’identité au sommet, tout en soulignant que l’objectif est d’améliorer l’accessibilité de l’identification numérique, « en particulier pour les pays en développement ».
La plateforme est déjà utilisée en Éthiopie, au Maroc et au Sri Lanka.
Dans le même temps, la Banque mondiale a annoncé qu’elle était sur le point de lancer son propre programme mondial d’infrastructure publique numérique (IPN).
Source : Reclaim The Net – Traduit par Anguille sous roche




