Facebook ne répond pas aux accusations selon lesquelles il « a demandé aux partenaires de vérification des faits de modifier rétroactivement leurs conclusions »


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« The Facebook Files » est une série approfondie basée sur des documents internes qui ont fait l’objet d’une fuite et qui exposent la façon dont le géant des médias sociaux Facebook considère sa plateforme et son impact social. Elle a été publiée en début de semaine.

Plusieurs facteurs sont soulevés dans le reportage du journal, notamment l’impact négatif d’Instagram sur les mineurs, les implications des changements algorithmiques sur le discours politique et la protection des utilisateurs influents par Facebook. Les recherches internes de Facebook s’opposent à ses affirmations publiques, et l’entreprise a intériorisé ses maux sociétaux tout en publiant ses points positifs dans le rapport.

Le journal a également souligné que ses décisions ne sont peut-être pas aussi impartiales qu’elles le paraissent en apparence et que « Facebook a demandé à ses partenaires de vérification des faits de modifier rétroactivement leurs conclusions sur les publications de comptes très médiatisés ».

Le média accuse également Facebook d’avoir « renoncé aux sanctions standard pour la propagation de ce qu’il qualifie de désinformation et même modifié des changements prévus dans ses algorithmes pour éviter les retombées politiques ».

L’International Fact-Checking Network (IFCN), qui a élaboré les normes auxquelles adhèrent la plupart des vérificateurs de faits de renom, n’a pas répondu aux demandes répétées de commentaires sur la question de savoir si l’un des membres de l’équipe a reçu ou s’est conformé à la demande de Facebook de modifier ses conclusions, a constaté RealClearPolitics.

RealClearPolitics a également demandé à Facebook combien de fois il était intervenu dans les verdicts de vérification des faits et quand il avait demandé aux vérificateurs de modifier leurs décisions, mais il n’a pas répondu à cette question spécifique, se contentant de renvoyer les journalistes à sa page FAQ.

Bien qu’il y ait de fortes accusations contre Facebook au sujet de l’IFCN et de PolitiFact lorsqu’il s’agit de cette prétendue demande de protection des personnes et des causes fortement associées aux affaires de Facebook, il est surprenant que ni l’un ni l’autre n’ait répondu à cet appel à la transparence.

Il est intéressant de noter que Fast Company a découvert l’année dernière que les organisations de vérification des faits, y compris les signataires de l’IFCN, avaient révisé leurs conclusions en réponse au lobbying de Facebook.

Dans combien de cas les vérificateurs de faits ont-ils changé d’avis pour faire plaisir à Facebook ou à d’autres généreux donateurs ? De même, qu’ont-ils déjà fait en réponse à des pressions politiques ?

Personne ne le sait, mais l’absence de réponse de la part de ces organisations est un rappel fort à tous de prendre les affirmations des vérificateurs de faits avec un grain de sel.

Lire aussi : Nick Clegg, vice-président de Facebook, admet que les vérificateurs de faits peuvent être politiquement biaisés

Source : Reclaim The Net


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