Gilets jaunes : Emmanuel Macron concède «marcher sur la glace»


Peu loquace sur le sujet des Gilets jaunes depuis le début du mouvement social, le président a concédé que l’exécutif était confronté à une situation délicate. Une situation qui aurait affecté physiquement le président, selon certains proches.

«Je marche sur la glace», a reconnu Emmanuel Macron au sujet des tensions sociales en France, où une manifestation rassemblant quelques milliers de Foulards rouges a succédé à l’acte 11 des Gilets jaunes, qui a rassemblé entre 69 000 et 123 000 manifestants dans le pays. Relativement discret sur le sujet depuis le début du mouvement social, le chef de l’Etat, cité par le journal Le Monde, s’exprimait le 27 janvier depuis l’Egypte.

«Partout dans nos démocraties, la tension des peuples qui monte est une insatisfaction sociale, économique, morale et démocratique», a souligné le président de la République, évoquant là la «raison de l’Histoire».

Emmanuel Macron a encore évoqué le grand débat national, affirmant : «Je ne sais pas aujourd’hui ce qu’il donnera. Ce que je sais, c’est que j’en tirerai des conséquences profondes. Je le vois comme une nouvelle étape de la transformation du pays.»

La très légère baisse du nombre de manifestants entre les actes 10 et 11 du mouvement est quant à elle relativisée par une source au sein du gouvernement français, citée par le quotidien. «Il y a une baisse de pression, mais il faut rester vigilants […] Il y a une décrue numérique mais elle n’est pas immense, il y a quand même une mobilisation. Notre priorité, notre responsabilité, c’est de faire réussir le grand débat et de ne pas rentrer dans des initiatives qui peuvent donner la perception d’un camp monté contre un autre», explique ce proche d’Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron amaigri, selon un proche

Si le gouvernement français et Emmanuel Macron prennent très au sérieux les Gilets jaunes, c’est qu’au cours du mouvement social, la situation s’est parfois avérée critique pour l’exécutif, comme le rapporte notamment un article du JDD le 26 janvier, consacré à cette «crise sans précédent».

Le 7 décembre, à la veille de l’acte 7 du mouvement, les collaborateurs du président ainsi que Brigitte Macron auraient ainsi été invités à visiter le PC Jupiter, «le bunker ultrasecret réservé au Président et à son état-major en cas d’attaque thermonucléaire».

«On nous a expliqué qu’en cas d’alerte c’est là qu’il faudrait peut-être se réfugier», explique un témoin au JDD, qui écrit : «Sous la Ve République, c’est une première.»

La situation aurait d’ailleurs affecté personnellement le chef de l’Etat, provoquant l’inquiétude de certains proches. «Il a maigri. Quand tu le touches, il n’y a plus rien», confie ainsi un proche du président, selon le JDD. Un ministre cité par l’hebdomadaire ajoute : «Avant, il avait toujours réponse à tout. Cette fois, il cherchait mais il ne trouvait pas, il hésitait. Pour la première fois, il a eu l’air dépassé par les événements.» Deux autres ministres rapportent l’avoir vu «livide, agité, parlant à toute vitesse en faisant des gestes brusques» après une réunion à l’Elysée.

Des témoignages qui rappellent ceux cités par le quotidien Le Monde, qui consacrait le 22 décembre un article sur «la vie à huis clos d’Emmanuel Macron» depuis la crise des Gilets jaunes. Un député de La République en marche décrivait un président marqué physiquement, affirmant : «Il ne sort plus sans se maquiller tellement il est marqué. Il se maquille même les mains.»

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Source : RT

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