Le temple de l’eau Incamisana à Ollantaytambo au Pérou : Un merveilleux chef-d’oeuvre d’ingénierie Inca

Les Incas étaient connus pour leurs pratiques d’ingénierie, particulièrement en ce qui concerne l’ingénierie de l’eau. Leur conception des réseaux d’alimentation en eau a été influencée par leur foi inébranlable dans le pouvoir de l’eau.

Ils considéraient l’eau comme un phénomène à la fois physique et spirituel. Ils considéraient leur grande civilisation comme quelque chose qui naît de l’eau.

Le temple Incamisana à Ollantaytambo au Pérou a été construit pour le culte des divinités qui ont donné de l’eau au peuple inca et l’eau elle-même. Aujourd’hui encore, en termes modernes, la structure représente un chef-d’œuvre de la civilisation Inca en matière de génie civil et de construction. Le temple a été conçu pour mettre l’accent sur les cérémonies et les offrandes religieuses.

Il s’agit d’un exploit remarquable, surtout si l’on tient compte du climat rigoureux de la région et de l’altitude de 2 792 m au-dessus du niveau de la mer.

Les inondations qui ont eu lieu en 1679 ont endommagé le temple, mais le dépôt de sédiments a heureusement préservé la partie inférieure de celui-ci.

La vallée de Patacancha est divisée en quatre bassins principaux (Yuracmayo, San Pablo, Paq’chapata et Puma Paqcha (ou Media Luna). À travers ces bassins, les ingénieurs incas ont pu redessiner un système de canaux le prolongeant sur plusieurs kilomètres.

Une grande partie des canaux du système ont été construits à l’origine par les colons de Killke (Quillke), culture pré-inca (900 à 1200 après J.-C.). Ces gens occupaient la région sud-américaine autour de Cuzco, au Pérou, avant l’arrivée des Incas au XIIIe siècle. Les canaux servaient principalement à l’irrigation des centaines de terrasses disséminées dans la vallée.

La fontaine appelée Baño de la Ñusta (Bain de la Princesse) est composée d’un ruisseau d’eau coulant dans un seul bloc de pierre, et continue sur le symbole sacré de la chacana en escalier, puis, en bas, dans une petite piscine.

Richard Miksad a étudié les sources d’eau d’Incamisana à Ollantaytambo et a dirigé l’équipe de chercheurs de l’Université de Virginie, Wright Water Engineers, Wright Paleohydrological Institute et les archéologues Arminda Gibaja Oviedo et Gordon McEwan, qui ont effectué des recherches sur le terrain en ingénierie inverse sur ce site.

Incamisana est situé au nord du canal Manyaraki, dans la Vallée Sacrée des Incas à près de 3000 mètres d’altitude et à environ 70 kilomètres au nord-ouest de Cuzco. Ce complexe aquatique sophistiqué se compose de chambres, d’espaces ouverts, d’un magnifique complexe de piscines, de fontaines ornementales, de chutes d’eau et de canaux enterrés.

Les Incas avaient fait progresser la compréhension des principes hydrauliques modernes. Ils ont pu concevoir les canaux pour éviter les sauts dits hydrauliques, ou les utiliser si nécessaire. Cela s’est avéré particulièrement difficile car les débits se produisent en différentes quantités pendant la saison des pluies.

Incamisana, Ollantaytambo, Pérou

Les Incas ont également réussi à mettre au point des méthodes de construction efficaces. Par exemple, une couche de roche imperméable a été utilisée pour empêcher l’eau de s’échapper par les canaux. Pour protéger contre les glissements de terrain et l’érosion des terrasses à plusieurs niveaux, les fondations sont reliées à des canaux de drainage.

Quatorze fontaines de cérémonie

Le temple excavé possède quatorze fontaines cérémonielles et en plus, trois autres qui n’ont jamais été achevées, puis le lieu a été abandonné. Il y a aussi des canaux et un réseau de conduites et de distribution d’eau bien planifié et méticuleusement conçu.

Incamisana possède des plates-formes et des niches en pierre finement sculptées ; des canaux et des fontaines font circuler l’eau dans le temple. Incamisana a joué un rôle important, mais dans la conception de ces systèmes aquatiques incas, le souverain, en tant que fonctionnaire le plus important, aurait accès à l’eau douce avant qu’elle soit utilisée par d’autres personnes.

Le réseau de routes, soigneusement planifié, conçu, construit et entretenu, reliait le sanctuaire Incamisana à l’empire Inca.

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Source : Ancient Pages – Traduit par Anguille sous roche

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