Un petit oiseau d’Amazonie a le cri le plus puissant du monde


Certains oiseaux interprètent des chants sophistiqués et enchanteurs pour courtiser leurs compagnes.

Les Araponga blanc mâles (Procnias albus), cependant, ne sont pas si mélomanes. Ils compensent leur manque de talent musical par un appel direct. Selon une étude récente, leurs cris/ appels sont les plus forts jamais enregistrés.

Bien qu’ils aient la taille d’une colombe, ces oiseaux émettent un cri assourdissant trois fois plus fort que celui des Piauhau hurleur (l’ancien détenteur du record de l’appel le plus fort) et même plus puissant que celui des cris des singes hurleurs et des bisons.

Jeff Podos, biologiste à l’université du Massachusetts à Amherst (Etats-Unis), a utilisé des enregistreurs sonores, des sonomètres et des caméras à haute vitesse pour mesurer l’amplitude de l’appel de l’Araponga blanc avec une précision temporelle extrêmement élevée.

Selon Podos :

Cela nous permet de voir comment l’amplitude change et atteint des sommets à l’intérieur d’épisodes de chant individuels.

Ces mesures ont montré que l’Araponga blanc émet des cris plus forts que n’importe quel instrument de musique, un exploit impressionnant pour une créature qui ne pèse qu’un quart de kilogramme.

Son appel, soit dit en passant, ressemble à un croisement entre une alarme et un très mauvais synthétiseur. Jugez par vous-même à partir de l’enregistrement ci-dessous.

Toujours selon Jeff Podos :

Nous avons eu la chance de voir des femelles rejoindre des mâles sur leurs perchoirs. Dans ces cas, nous avons vu que les mâles ne produisent que leurs appels les plus forts. En plus de cela, ils pivotent de façon spectaculaire pendant ces appels, de façon à faire éclater la note finale de l’appel directement sur les femelles. Nous aimerions bien savoir pourquoi les femelles restent volontairement si près des mâles quand ils chantent si fort. Peut-être qu’ils essaient d’évaluer les mâles de près, mais au risque d’endommager leurs systèmes auditifs.

Afin de comprendre comment de si petits animaux sont capables d’émettre des sons si forts, les chercheurs ont analysé les muscles respiratoires de l’oiseau, la taille de sa tête et de son bec, et la forme de sa gorge. Bien que ce genre d’analyse n’en soit qu’à ses débuts, les auteurs ont constaté qu’il existe un compromis inhérent entre la taille et l’intensité sonore, plus les oiseaux deviennent bruyants, plus ils sont petits. Ils émettent l’hypothèse que cela pourrait être dû au système respiratoire de l’oiseau, qui a une capacité limitée à contrôler le débit d’air.

Auparavant, Podos et ses collègues ont découvert que les Araponga ont des muscles abdominaux et des côtes exceptionnellement bien développés. À l’avenir, les chercheurs aimeraient étudier plus avant “les structures et comportements physiques et anatomiques qui permettent à ces oiseaux de produire des sons aussi forts et de les supporter sans dommage auditif”.

L’étude publiée dans Current Biology.Extremely loud mating songs at close range in white bellbirds et présentée sur le site de l’université du Massachusetts à Amherst : Amazon’s White Bellbirds Set New Record for Loudest Bird Call.

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Source : GuruMeditation

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