Une médecin canadienne se bat pour la liberté d’expression devant la Cour suprême à propos de la censure du Covid
Le Dr Gill conteste le pouvoir des organismes de réglementation médicale de faire taire les voix dissidentes et s’apprête à affronter la Cour suprême sur la question de la liberté d’expression.

Un médecin canadien censuré pour avoir abordé des sujets relatifs au Covid pendant la pandémie porte son combat juridique devant la Cour suprême du pays, afin que les restrictions à la liberté d’expression qui lui ont été imposées soient finalement supprimées.
Le Dr Kulvinder Kaur Gill a pris cette décision après que la Cour d’appel de l’Ontario a décidé de maintenir les trois « avertissements » qu’elle a reçus pour des tweets s’opposant à ce qu’elle considérait comme des mesures de confinement de Covid préjudiciables, publiés en août 2020.
Ces mises en garde ont été émises par l’Ordre des médecins et chirurgiens de l’Ontario (CPSO) en février 2021. En 2020, l’organisme de réglementation médicale de l’État a averti les professionnels de la santé que les opinions qu’ils expriment doivent être conformes à ce que le gouvernement ou les institutions de santé publique décident comme étant l’information correcte.
Cela inclut les mesures de confinement, que Mme Gill a ouvertement critiquées dès le début et qu’elle continue de considérer comme inefficaces pour faire face à la pandémie. Outre son opinion, Mme Gill a également fourni à l’OSPC ce que son conseiller juridique qualifie de « preuves abondantes » pour étayer sa position sur l’inefficacité des confinements.
Quant aux mises en garde, le médecin estime que le CPSO les a utilisées pour censurer son droit à la liberté d’expression, garanti par la Charte canadienne des droits et libertés.
Twitter, où elle a publié ses réflexions sur l’évolution de la situation en 2020, est entre-temps devenu X, et cette plateforme sociale la soutient maintenant en couvrant les frais de justice, alors qu’elle poursuit ses efforts pour faire appel contre les restrictions d’expression imposées par l’OCSP.
Ces frais s’élèvent à 6 000 dollars, car le tribunal de première instance a confirmé les décisions de l’autorité de régulation qui visaient Mme Gill en 2021.
Gill a exprimé sa gratitude envers X et Elon Musk pour leur soutien, et a fourni des liens sur les détails de l’affaire dans un post, affirmant que « d’abord ne pas nuire » en tant que médecin signifiait s’opposer aux fermetures – et que cela a déclenché un « voyage injuste » de cinq ans pour elle.
« Le public perd le bénéfice d’entendre une variété d’opinions lorsque le discours des professionnels est refroidi par la crainte d’une sanction », a déclaré Lisa Bildy, l’avocate de Mme Gill, dans un communiqué.
Selon Lisa Bildy, sa cliente s’est opposée aux confinements et autres mandats néfastes de l’ère Covid en s’alignant sur des préoccupations fondées sur des preuves et sur sa conscience – plutôt que d’obéir à l’« édit » du CPSO pour s’aligner sur ce que les autorités ont décidé d’être les bonnes mesures.
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Source : Reclaim The Net – Traduit par Anguille sous roche




