Les limites de la longévité humaine auraient été atteintes annoncent des chercheurs


L’espèce humaine aurait atteint les limites biologiques du vieillissement, affirme une étude américaine publiée ce mercredi 5 octobre dans la revue scientifique britannique Nature, et ce bien que l’espérance de vie n’a cessé d’augmenter au cours du XXe siècle.

La question de l’allongement de la durée de vie de l’être humain anime la communauté scientifique depuis longtemps, et une étude américaine affirme désormais que, bien que l’espérance de vie n’a cessé d’augmenter durant le XXe siècle, l’espèce humaine a atteint ses limites biologiques en terme de vieillissement. « Nos résultats suggèrent fortement que la durée maximale de vie des êtres humains est fixe et soumise à des contraintes naturelles » écrivent les chercheurs américains.

Une conclusion notamment tirée après avoir analysé les données démographiques mondiales issues de la base de données internationale de la longévité (ou IDL, pour International Database on Longevity), qui montrent que l’espérance de vie des centenaires n’augmente plus depuis les années 1990. En étudiant les « super-centenaires » (les individus âgés de plus de 110 ans) dans quatre pays (France, Japon, Royaume-Uni et États-Unis), les chercheurs ont découvert que l’âge maximum du décès avait rapidement augmenté entre 1970 et 1990 avant d’atteindre un plafond en 1995. Après cette date l’âge maximum du décès a commencé à baisser légèrement, de l’ordre de 0,38 an chaque année entre 1995 et 2006. “Les doyens de l’humanité sont morts aux environs de 115 ans et nous prédisons que cela ne devrait pas changer dans un avenir prévisible”, explique Brandon Milholland, l’un des auteurs de l’étude.

Est-ce la fin de l’augmentation de l’espérance de vie pour autant ? Non, car en réalité, dans la quarantaine de pays sur lesquels l’étude s’est penchée, l’espérance de vie continue de croître, mais seulement jusqu’à cent ans. Au-delà, le taux de survie chute brutalement. Il faut bien faire la distinction entre espérance de vie et longévité, l’espérance de vie faisant référence à une population donnée, et la longévité à une espèce. « Les données démographiques historiques confirment bien que des progrès considérables ont été réalisés pour accroître l’espérance de vie globale et réduire la mortalité du grand âge » écrivent les chercheurs. Mais jusqu’à une certaine limite. “Nos résultats, basés sur des données plus récentes, suggèrent que la durée de vie ne peut augmenter indéfiniment, et serait en définitive limitée par des contraintes naturelles.”

Pour augmenter l’espérance de vie mais aussi la longévité, « jouer sur le seul levier de la santé ne suffira pas« . Il faudrait des « avancées thérapeutiques » capables de “maîtriser les nombreuses variantes génétiques qui semblent déterminer collectivement la durée de vie humaine”. Plusieurs scientifiques travaillent là-dessus. On peut notamment évoquer les thérapies géniques destinées à ralentir le vieillissement, ou encore de ce gérontologue qui cherche à éliminer le vieillissement.

Source : SciencePost

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