Santé : l’eau du robinet contient des particules de plastique

l’eau du robinet

Vous buvez de l’eau du robinet ? Une étude santé menée dans 14 pays dont la France vient de révéler que cette eau contient des microparticules de plastique qui se retrouvent dont dans notre organisme. Le nombre de particules liait de 0 à 57, ce qui expose les consommateurs à ingurgiter 4000 microparticules par an – dont les effets sur la santé sont encore méconnus. Des chercheurs pensent que certains pourraient dégager des produits chimiques tandis que d’autres favoriser des bactéries.

Des chercheurs de l’Université du Minnesota et de l’Université de New York (Etats-Unis) ont analysé des échantillons d’eau en provenance de l’eau du robinet de 14 pays dont la France, et leur constat est plutôt inquiétant. L’eau du robinet contiendrait en effet de nombreuses particules de plastique, entre 0 à 59 par litres d’eau.

La taille de ces particules varie entre 0,1 et 5 mm de long, et elles se retrouveraient ainsi dans notre organisme à raison de 3000 à 4000 particules par an.

L’eau du robinet contient des particules de plastique partout dans le monde

Ce qui inquiète surtout les chercheurs c’est qu’il s’agit d’une nouvelle source de plastiques qui s’ajoute à d’autres : on savait déjà par exemple que les microparticules de plastiques étaient présentes dans le sel, les produits de la mer ou dans la bière. Or l’effet de ces microparticules est encore méconnu, bien que des études pointent déjà un risque de diffuser des substances chimiques toxiques, ou de favoriser certaines bactéries.

“Ces particules de plastique (présentes dans l’eau potable) viennent s’ajouter aux plastiques potentiellement consommés dans d’autres produits comme le sel de mer, la bière ou les produits de la mer.”

L’étude des chercheurs se base sur 159 échantillons collectés début 2017 dans des pays comme l’Inde, les Etats-Unis, Equateur, la France ou encore la Grande-Bretagne. Les chercheurs relèvent que les échantillons collectés en Europe étaient ceux qui contenaient le moins de particules, avec seulement 72% de prélèvements contaminés. À l’inverse, les échantillons en provenance d’Amérique du Nord contenaient à 94% ces particules.

On pourra trouver dommage que les prélèvements n’aient pas concerné les bouteilles d’eau qui, comme chacun sait, sont elles-mêmes faites de plastique. Les chercheurs ne donnent par ailleurs pas d’indication pour se protéger de ce genre de contamination, mais appellent plutôt à approfondir les recherches sur les dangers que fait courir l’ingestion sur le long terme de ces particules.

Source : PaperGeek

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