La première étape en vue de trouver des ondes gravitationnelles dans l’espace sera lancée cette année

ondes gravitationnelles

Les scientifiques font un pas de plus dans le domaine de la détection des ondes gravitationnelles – des oscillations de la courbure de l’espace-temps prédites par Albert Einstein en 1915. Le LISA Pathfinder, le satellite européen qui abrite la technologie nécessaire pour détecter les ondes, sera lancer dans l’espace plus tard cette année – un événement qui donnera aux chercheurs la chance de tester le système de mesure dans l’espace pour la première fois.

Les scientifiques ont tenté de détecter des ondes gravitationnelles, comme prédit par la théorie de la relativité générale d’Einstein, pendant environ 100 ans. Ces vagues sont produites par de grands événements cataclysmiques dans l’univers – des événements comme la fusion des galaxies. Une confirmation de leur existence pourrait élargir considérablement notre connaissance de la physique en permettant aux scientifiques “d’écouter” l’univers. Mais la mission LISA Pathfinder ne sera pas utilisée pour mesurer les effets gravitationnels. Quand elle sera lancée depuis une fusée Vega, des instruments à l’intérieur du véhicule seront utilisés pour mesurer des changements infimes de la distance entre deux masses à l’intérieur de l’engin spatial. Si les instruments fonctionnent comme ils le devraient, ils pourraient finir par être utilisées pour détecter des ondes gravitationnelles.

“L’extrême précision des mesures et le contrôle nécessaires dans ce domaine pose un grand défi technique”, a déclaré dans un communiqué de presse César García Marirrodriga, le chef de projet à l’ESA. Malgré les événements violents qui les déclenchent, les ondes gravitationnelles ne causent seulement que de très petites perturbations dans le tissu de l’espace-temps. Voilà pourquoi la précision des instruments est si importante.

Après son ascension sur une fusée Vega, le LISA Pathfinder va entrer en orbite autour de la Terre. Huit semaines plus tard, le vaisseau va commencer une démonstration de la technologie de six mois. Si tout se passe selon le plan, et si les technologies fonctionnent, l’ESA va les utiliser dans une seconde mission, nommé L3, pour chercher des ondes gravitationnelles. À l’heure actuelle, L3 a une date de lancement provisoire pour 2034.

Source : The Verge par Arielle Duhaime-Ross

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