L’impression 3D permet d’accéder à des prothèses low cost

En France, un petit garçon va bénéficier de l’aide d’un réseau international bénévole qui fabrique des prothèses de main pour les enfants.

Les imprimantes en trois dimensions bouleversent la pratique de la médecine, notamment dans le secteur orthopédique. En simplifiant la fabrication sur mesure de petits éléments de plastique, cette innovation technologique a permis à des amateurs passionnés de créer des prothèses de main articulées low cost. Les associations e-Nable et Robohand aux États-Unis, ou Bionicohand (My Human Kit) en France, donnent ainsi accès en ligne à des plans de mains articulées ou robotisées pour les plus bricoleurs qui souhaiteraient se lancer dans la fabrication. Les autres peuvent demander aux structures de les leur fournir déjà montées à bas coût.

Maxence, petit garçon de 6 ans né sans main droite, a bénéficié lundi de ce nouveau type d’entraide internationale. Ses parents ont fait appel à e-Nable, fondation américaine chapeautant un réseau de bénévoles qui a déjà fourni quelque 1500 prothèses de main, essentiellement à des enfants, dans 37 pays du monde.

Attraper un ballon et faire du vélo

C’est la première fois que Maxence porte une prothèse. «Depuis qu’il est né, on a fait le choix de ne pas l’appareiller avec une prothèse médicalisée. Là, il va avoir une main colorée aux couleurs de son choix, de super héros (avec un grand «M» dessus pour «superMax»), qu’il pourra enlever à sa guise. Ce sera ludique pour lui dans la cour de récré avec les copains», explique sa mère, Virginie Contegal.

Très facile d’usage, la prothèse de Maxence s’attache à son avant-bras avec du velcro. Ce modèle permet aux jeunes utilisateurs de réaliser des gestes simples nécessitant d’avoir deux mains, comme attraper un ballon, tenir son goûter dans une main et une bouteille d’eau dans l’autre, conduire un vélo ou faire de la balançoire, explique e-Nable sur son site internet. La prothèse fonctionne sur le modèle d’une pince car les doigts ne sont pas articulés. Autre limite: elle ne supporte qu’un poids de quelques kilos, et ne permet donc pas de se suspendre ou de faire le poirier. «L’optique, c’est de dire qu’il aura un outil en plus. Mais on ne sait pas s’il s’en servira beaucoup», explique Eric Contegal, le père de Maxence.

Grâce à la technologie d’impression en 3D, ce type de prothèse ne coûte que 50 à 200 euros, selon la taille de la main. Elle est donc facile à remplacer si l’enfant la casse ou la perd, ou lorsqu’elle devient trop petite. C’est important car de nombreux enfants ne sont pas équipés en raison du coût des appareils fabriqués industriellement.

Source : Le Figaro par Pauline Fréour

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