La tête de liste LREM avait «complètement oublié» avoir figuré sur une liste étudiante proche du GUD

«Erreur» de jeunesse ? L’ex-ministre Nathalie Loiseau, qui mène la liste LREM aux européennes et se présente comme opposante à Marine Le Pen a figuré, lorsqu’elle était étudiante à Sciences Po, sur une liste avec un conseiller… de Marine Le Pen.

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Celle qui se présente comme l’adversaire de Marine Le Pen aux Européennes fut-elle un jour à la droite de la droite ? Ce 22 avril, Mediapart révèle que Nathalie Loiseau, tête de liste de La République en Marche (LREM) pour les élections européennes, figurait en 1984 sur une liste du syndicat étudiant de l’Union des étudiants de droite (UED), en vue de l’élection des délégués étudiants au conseil de direction et à la commission paritaire de Sciences Po.

L’organisation, dissoute deux ans plus tard, prônait alors l’union des courants de droite maurrassiens, indépendants, ou encore gaullistes. Mais surtout, elle comptait en son sein, selon Mediapart, des militants issus pour certains des rangs du Groupe union défense (GUD), aujourd’hui dissous.

Nathalie Ducoulombier, le nom de jeune fille de l’ancienne ministre chargée des Affaires européennes d’Emmanuel Macron, alors étudiante, apparaît en effet sur le document révélé par Mediapart, en sixième position. Un peu plus haut sur la liste, on retrouve le nom de Christophe Bay, proche de Marine Le Pen et présenté par le média d’investigation comme l’un des conseilles officieux du Rassemblement national (RN).

«J’avais complètement oublié cet épisode»

Approché par Mediapart, l’entourage de Nathalie Loiseau a tout d’abord assuré que le document était «un faux». Après l’authentification de celui-ci, la candidate macroniste a ensuite assuré qu’elle n’avait «aucun souvenir» de son apparition sur cette liste, avant de reconnaître une «erreur».

Le 22 avril, elle livre ses explications : «À ce moment-là, j’ai été, d’après mes recoupements – parce que pour être tout à fait honnête j’avais complètement oublié cet épisode –, approchée pour participer à une liste qui voulait accentuer le pluralisme à Sciences-Po, alors quasi inexistant, et qui cherchait des femmes. J’ai dit oui.»

Assurant ne pas s’être «plus que cela intéressée à cette liste», Nathalie Loiseau ajoute qu’elle aurait «sans doute dû regarder de plus près de quoi il s’agissait». Elle affirme ne jamais avoir «milité, tracté, fait campagne» pour le syndicat. Et d’ajouter : «Je m’en souviendrais.»

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Source : RT

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