Une épave d’une des plus grandes armadas de l’Histoire vient d’être retrouvée

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Par JB NAIL,

Un navire de 12 mètres de long pour 3 mètres de large a été retrouvé en octobre 2014 à environ 200 m de l’île de Takashima par des archéologues de l’université de Ryukyus au Japon. Cette découverte vient d’être annoncée par les chercheurs qui confirment que l’épave proviendrait d’une des deux tentatives massives d’invasion mongole du Japon.

C’est le deuxième navire révélé datant de ces tentatives d’invasion du XIIIe siècle par le descendant de Gengis Khan. Et les chercheurs affirment en avoir trouvé potentiellement trois autres. Le premier avait été découvert en 2011 à 1,7 km du 2e emplacement. La structure du navire et les céramiques retrouvées à bord confirment l’hypothèse que le navire faisait partie de la flotte d’invasion mongole.

De nombreux objets ont été trouvés, dont un bol de porcelaine blanche, un vase, des tuiles et de la ferronnerie.

4000 navires coulés et 140 000 hommes noyés à cause du typhon Kamikaze.

Au XIIIe siècle, l’empire mongol est à son apogée. Gengis Khan laisse à ses descendants le plus grand empire de tous les temps qu’ils continuèrent d’étendre jusqu’en 1279, où le territoire s’étend de la Méditerranée au Pacifique et de la Sibérie à l’Inde et l’Indochine, couvrant une surface conquise jamais égalée de 33 millions de kilomètres carrés.

Entre 1274 et 1281, Kubilai Khan, petit-fils de Gengis Khan et fondateur de la dynastie Yuan, après avoir conquis la Corée et le sud de la Chine, entreprit d’envahir le Japon avec ses deux flottes. Celle de l’Est comptait alors environ 15 000 marins et 25 000 soldats à bord de 900 vaisseaux, tandis que celle du Sud était presque quatre fois plus nombreuse. Une armada colossale qui ne fut dépassée que par la grande opération du débarquement en Normandie le 6 juin 1944 qui était composée de 7000 navires et de plus de 150 000 hommes.

À l’été 1281, la flotte du khan mongol et nouvel empereur de Chine arrive aux abords des côtes japonaises. Les deux forces combinées prennent l’île d’Iki avant de se rendre à Kyūshū. Mais malgré l’avantage du nombre des Mongols, les Japonais réussissent à repousser les envahisseurs jusqu’à leurs navires grâce à leur fortification tout le long de la côte.

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Une illustration de Sir Henry Yule datant de 1921 montrant la flotte de Kubilai Khan

Les bateaux nippons continuent également d’harceler la flotte mongole, obligeant l’armée de Kubilai Khan à rester à bord des navires. Et c’est là que le drame survint. Entre le 15 et le 17 août, un typhon dévaste les côtes de Kyūshū, détruisant la majeure partie de la flotte mongole et mettant ainsi fin à la tentative d’invasion.

Les Japonais appelèrent d’ailleurs le typhon Kamikaze, signifiant « vent divin ». Un terme qui fut repris bien plus tard par l’état-major japonais durant la Guerre du Pacifique entre 1941 et 1945 pour désigner les pilotes d’avions suicides qui étaient censés détruire la flotte d’invasion américaine avant qu’elle n’atteigne les côtes de l’archipel.

Un petit aperçu de la première épave découverte en 2011 :

Source : ScienPost via IFL Science ; HNGN ; The Telegraph ; Wikipedia

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