Les jeux vidéo augmentent les réflexes

La recherche sur les jeux vidéo ne se limite pas aux controverses qui sont couramment référencées dans les médias populaires. De nombreuses études qui ont été réalisées démontrent les effets bénéfiques des jeux vidéo sur un certain nombre de mesures physiologiques et psychologiques. Par exemple, il été démontré que les joueurs de jeux vidéo d’action ont un seuil plus bas pour la reconnaissance de contraste dans le réseau de traitement visuel par rapport aux personnes qui ne jouent pas, ce qui suggère qu’ils peuvent identifier les changements de contraste nettement plus rapidement. Les processus liés à l’attention ont également montré une amélioration en réponse à la pratique du jeu d’action.

Une étude menée par la chercheuse Claire V. Hutchinson et ses collègues de l’université de Leicester a montré que le jeu vidéo peut avoir un impact sur les aspects sélectifs et inhibiteurs du contrôle attentionnel. Ceci a été accompli en exploitant un conflit connu dans le système attentionnel, appelé Simon effect. Nommé en l’honneur du chercheur qui l’a découvert, l’effet Simon décrit un ralentissement du temps de réaction dans les tâches à certains stimulus externes.

Soixante participants ont été inclus dans l’expérience, qui ont déclaré n’avoir aucune expérience antérieure de jeu vidéo. Chaque sujet a réalisé un test conçu pour susciter et mesurer l’effet Simon. Le test consistait à afficher des cibles sur un écran et les participants devaient répondre le plus rapidement possible à l’aide de déclencheurs tenus dans chaque main.

Par exemple, ils devaient surveiller l’apparition d’un bloc sur un moniteur, et répondre avec la main gauche si le bloc était vert ou avec la main droite s’il était rouge. Les temps de réaction dans ces tâches sont plus lents lorsque la position horizontale du stimulus (gauche vs droite) ne correspond pas à la main appropriée, ce qui démontre l’effet Simon.

Après avoir terminé la tâche initiale, les participants ont été assignés au hasard à l’un des quatre groupes. Les deux premiers jouaient à un jeu d’action une heure par jour pendant dix jours, ne différant que par le jeu utilisé. Le groupe trois a achevé le même programme de formation, mais pour un jeu visuel de formation vidéo (sans actions) et le dernier groupe a agi comme un contrôle sans aucune formation.

En parfaite correspondance avec les prédictions, les temps de réaction se sont révélés être beaucoup plus rapide après la formation au jeu d’action, ce qui suggère que ce type d’expérience de jeu vidéo peut améliorer les processus cognitifs en réduisant l’impact des conflits entre les réponses et les stimulus.

L’étude a été publiée dans Psychonomic Bulletin & Review.

Source : PsyPost

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