Des scientifiques ont analysé l’ADN du Loch Ness, et ils ont fait une découverte “surprenante”

Les scientifiques qui analysent des échantillons d’eau à la recherche de traces du monstre du Loch Ness ont apparemment fait une découverte “surprenante”.

Oui, il est plus que juste de lever un sourcil sceptique face à cette nouvelle. D’autant plus que nous n’avons pas encore reçu de nouvelles informations à ce sujet – l’équipe ne devrait pas annoncer ses conclusions avant le mois prochain.

“Nous avons testé chacune des principales hypothèses sur le monstre, et nous pouvons probablement dire que trois d’entre elles ne sont pas justes et que l’une d’entre elles pourrait l’être”, a taquiné le professeur Neil Gemmell, spécialiste en génomique et reproduction à l’Université d’Otago, dans une entrevue avec The Scotsman.

M. Gemmell dirige des recherches qui analysent des échantillons d’eau du Loch Ness pour trouver des traces d’ADN d’organismes marins – et, bien sûr, des preuves de Nessie lui-même.

Comme on pouvait s’y attendre, les mentions d’une bête aquatique mythique attirent beaucoup d’attention. Cependant, le but réel de l’étude est d’établir un profil organique des différents organismes et micro-organismes qui se cachent dans le lac écossais.

Pour ce faire, l’équipe exploite une technique relativement nouvelle appelée prélèvement d’ADN environnemental (ou eDNA), qui peut être utilisée pour suivre les animaux sans les blesser ou les déranger. Pas plus tard que l’an dernier, les scientifiques ont pu identifier six espèces de requins inédites à l’aide de l’eDNA recueillie dans l’archipel de Nouvelle-Calédonie, dans l’océan Pacifique.

Déjà, l’équipe a découvert 15 espèces de poissons et jusqu’à 3 000 espèces de bactéries, rapporte The Scotsman. Le plan initial était de publier les résultats en janvier, mais le processus de catalogage d’un groupe aussi vaste d’organismes a pris plus de temps que prévu.

“Ce que nous aurons accompli, c’est ce que nous avons entrepris de faire, c’est-à-dire documenter la biodiversité du Loch Ness en juin 2018 à un certain niveau de détail”, explique Neil Gemmell.

Quant à Nessie, M. Gemmell a déjà dit qu’il était sceptique quant à l’existence du monstre, mais qu’il garderait l’esprit ouvert quant aux résultats de l’analyse ADN.

Jusqu’à présent, les preuves en faveur de l’existence du monstre du Loch Ness se limitent à des enregistrements sommaires, des photographies floues, des récits douteux, dont certains remontent au VIe siècle.

L’une des principales théories (comme le suggère Neil Gemmell) suggère que Nessie est, en fait, un esturgeon ou un poisson-chat géant. D’autres théories affirment que c’est un plésiosaure à long cou qui a réussi à survivre à l’extinction du Crétacé et du Paléogène – et à vivre en secret pendant les 65 derniers millions d’années. Inutile de dire que c’est très improbable.

Plus récemment, des recherches ont suggéré que la vague soudaine d’observations de Nessie dans les années 1930 peut s’expliquer par des délires de masse déclenchés par la découverte de fossiles de dinosaures datant de la période jurassique et du Crétacé.

Nous devrons attendre le mois prochain pour découvrir ce qu’est la découverte “surprenante” de M. Gemmell, mais il y a une chose dont nous sommes certains : si, par chance, nous trouvons des preuves du monstre du Loch Ness, il existe déjà des plans pour mettre en place des protections pour cette bête.

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Source : IFLScience – Traduit par Anguille sous roche

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