L’Energy Observer : Le premier navire alimenté à l’hydrogène

L'Energy Observer

L’Energy Observer est un bateau de course spécialement adapté qui fonctionne uniquement à l’hydrogène. Il est prévu pour un voyage de 6 ans et à la barre se trouve Victorien Erussard, pilote de course au large et officier de la marine marchande. Le deuxième responsable est Jérôme Delafosse, chauffeur professionnel et producteur de documentaires sur la faune sauvage. L’équipe française est soutenue par Toyota, une entreprise déjà bien au fait de la technologie de l’hydrogène.

L’hydrogène est l’élément le plus abondant dans l’Univers, mais la plus grande partie est liée à d’autres atomes, comme l’oxygène, créant de l’eau. L’Energy Observer, bien sûr, disposera d’un approvisionnement en eau de mer sans fin – qu’il ingérera et déminéralisera (élimination du sel et d’autres minéraux présents dans l’eau de mer) – mais le processus de séparation des atomes, l’électrolyse, coûte de l’énergie. Ainsi, l’Energy Observer réalise ce processus à bord grâce à l’utilisation de 130 mètres carrés de panneaux solaires et de deux éoliennes, qui peuvent produire jusqu’à 23 kilowatts d’énergie.

L’hydrogène, une fois séparé, doit être comprimé car il s’agit d’un gaz qui prend un grand volume sous pression atmosphérique normale. En utilisant les sources d’énergie renouvelable à bord, l’Energy Observer comprime le gaz jusqu’à 700 fois la pression atmosphérique. Le gaz comprimé est ensuite mélangé à de l’oxygène, provoquant une réaction qui fait circuler les électrons et crée un courant qui alimente les moteurs électriques de 241 kilowatts.

“Quand nous produisons trop d’énergie, quand nous avons beaucoup de vent et de Soleil, l’idée n’était pas de gaspiller cette énergie et de la garder à bord. L’hydrogène est le meilleur moyen d’y parvenir parce qu’il est très léger et que l’efficacité de l’hydrogène est trois fois supérieure à celle du carburant”, a déclaré Jérôme Delafosse.

La seule pollution que le navire laisse derrière lui est l’eau pure.

L’hydrogène est également un combustible relativement sûr à utiliser. Parce qu’il est très léger, si le réservoir dans lequel il est comprimé est soudainement rompu, le gaz s’échappera à la pression atmosphérique si rapidement qu’il n’y a aucune chance qu’il s’enflamme.

Matt Harrison, vice-président des ventes et du marketing chez Toyota explique, à propos de The Energy Observer, que “Ce projet démontre une fois de plus les utilisations pratiques de l’hydrogène qui peuvent être développées dans le cadre de la transition vers une société de l’hydrogène”.

Source : TruthTheory

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