Un robot doté d’une intelligence artificielle devrait désormais flotter dans la Station spatiale internationale


Un robot doté d’une intelligence artificielle, en forme de boule, devrait bientôt flotter à l’intérieur de la Station spatiale internationale. Il a été spécialement formé pour suivre un astronaute allemand.

Le dispositif de la taille d’un ballon de basket-ball appelé CIMON, l’abrégé pour Crew Interactive MObile CompanioN, a été décrit comme un « cerveau volant » par Manfred Jaumann, responsable des charges utiles en microgravité chez Airbus.

Il a été lancé de Cape Canaveral, en Floride, vendredi, avec quelque 2 700 kilogrammes d’équipement à bord de la capsule cargo sans pilote Dragon de SpaceX.

Pour selon Christian Karrasch, chef du projet CIMON au Centre aérospatial allemand (DLR), l’activation de ce robot marquera « un moment historique », devenant le premier de ce type à interagir avec des personnes dans l’espace.

Dévelloppé depuis deux ans, CIMON a été formé pour reconnaître la voix et le visage d’Alexander Gerst, 42 ans, géophysicien de l’Agence spatiale européenne. Lorsque Gerst appelle CIMON, le robot flottant détecte acoustiquement l’endroit d’où provient l’appel, s’oriente dans cette direction et s’y dirige. En planant à la hauteur des yeux des astronautes, sa caméra frontale peut détecter si la personne devant elle est bien Gerst ou quelqu’un d’autre. CIMON sera propulsé par plus d’une douzaine d’hélices pour l’aider à se déplacer et éviter de heurter des objets à l’intérieur du module Columbus du laboratoire spatial.

Selon Bret Greenstein, vice-président mondial du Watson Internet of Things chez IBM :

“Il est conçu pour fonctionner en anglais. Il comprend Alexander. Il a été utile de l’entraîner à le reconnaître pour qu’il vienne à lui quand il parle.”

Les six membres de l’équipage de l’avant-poste orbital peuvent parler à CIMON, bien qu’on lui ait appris à travailler au mieux avec Gerst.

robot doté

Christian Karrasch, chef de projet CIMON au DLR et Till Eisenberg, chef de projet CIMON chez Airbus, tiennent CIMON entre leurs mains dans la maquette du module Columbus au Centre européen des astronautes (EAC) de l’ESA. (DLR/T. Bourry/ESA)

Le robot intelligent en métal et en plastique, construit à l’aide de l’impression 3D, travaille en équipe avec les humains et permet aux astronautes de communiquer les mains libres par le biais de commandes vocales. CIMON utilisera l’IA Watson de la station spatiale, la technologie d’intelligence artificielle d’IBM, conçue pour soutenir les équipages de vol spatial.

L’objectif de ce vol est principalement de démontrer l’efficacité de la technologie.

Trois expériences sont prévues : une utilisant des cristaux, une avec un Rubik cube et enfin, une expérience médicale dans laquelle CIMON sera utilisé comme caméra volante, selon le DLR.

Le robot est conçu pour guider Gerst à travers diverses procédures scientifiques et pour montrer des vidéos ou des photos selon les besoins. Gerst peut également poser des questions au robot au-delà de la simple procédure à portée de main.

CIMON est équipé d’un microphone à l’arrière, d’une caméra infrarouge à l’avant, de deux batteries, et peut-être plus important encore, d’un bouton « offline ». Une fois qu’il est passé en mode « offline », Gerst peut être sûr que rien de ce qu’il dit n’est transmis au serveur IBM sur Terre. Une fois remis en marche, les enregistrements vocaux sont à nouveau activés.

Les chercheurs affirment que le CIMON n’est pas encore formé pour répondre à toutes les urgences et protocoles possibles sur la station spatiale. Cependant, le robot d’IA est programmé pour apprendre, et ils espèrent améliorer ses capacités dans les années à venir.

Sur le site du DLR : CIMON – a ‘cyber colleague’ for Alexander Gerst.

Source : GuruMeditation

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