L’effondrement de l’éthique médicale pendant le COVID-19
La réponse à la pandémie de COVID-19 n’a pas suivi les plans de lutte contre la pandémie établis. En fait, les réponses ont été plus proches de l’exact opposé de ce qui figurait dans ces plans. Par exemple, la stratégie britannique de préparation à la pandémie de grippe de 2011 stipulait :
Il ne sera pas possible d’arrêter la propagation d’un nouveau virus grippal pandémique. …
Pendant une pandémie, le gouvernement encouragera les personnes en bonne santé à poursuivre leur vie quotidienne normale. …
La réponse continuera d’être fondée sur des données probantes… et sur des principes éthiques.
La stratégie suggère également que les approches décrites pourraient être adaptées et déployées pour d’autres virus respiratoires et donne comme exemple le premier virus du SRAS. Ces plans s’appuient sur un examen approfondi des données disponibles, sur des décennies d’expérience dans la gestion des pandémies précédentes, ainsi que sur des principes de santé publique et d’éthique reconnus.
Ainsi, en s’écartant de ces plans, nous nous sommes également écartés des principes et de l’éthique acceptés. C’est ce qui s’est passé dans le cadre de la réponse de santé publique au sens large, avec l’imposition d’interventions non pharmaceutiques telles que la mise en quarantaine des contacts, la distanciation sociale, le port du masque et la fermeture des entreprises et des écoles, comme l’a décrit avec éloquence Euzebiusz Jamrozik, de l’Université d’Oxford. Elle s’est également produite dans la réponse apportée aux individus lors de la mise en place du vaccin COVID-19 et dans leur prise en charge médicale pendant la pandémie, comme l’a souligné le Dr Clayton Baker.
Cette érosion de l’éthique médicale, et plus particulièrement le fait de ne pas avoir obtenu un consentement correctement informé pendant la pandémie, est abordée dans un récent article en préimpression rédigé par moi-même et d’autres membres du groupe HART. Dans cet article, nous examinons d’un œil critique les pratiques en matière de consentement avant et pendant la pandémie de COVID-19, puis nous expliquons comment les choses pourraient être améliorées pour que les patients puissent réellement décider, sans pression ni coercition, de ce qu’ils veulent sur le plan médical. Pour ce faire, nous présentons un nouvel « outil » permettant d’expliquer aux patients les données essentielles sur les avantages et les risques des traitements, et nous suggérons un processus plus rigoureux pour obtenir le consentement éclairé à l’avenir.
La prochaine fois, nous devrons faire beaucoup mieux.
Alan Mordue est consultant en santé publique à la retraite.
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Source : The Daily Sceptic – Traduit par Anguille sous roche




