Orichalque : des auteurs anciens parlent d’un métal mystérieux lié à la cité de l’Atlantide


Ce métal insaisissable n’est peut-être pas si mystérieux que cela.

Grok

Les textes anciens parlent d’un métal étrange et précieux, l’orichalque. Ce matériau mystique était souvent considéré comme une invention fantaisiste, jusqu’à ce qu’on en découvre une grande cache dans la mer Méditerranée.

Le nom de l’orichalque est dérivé du grec qui signifie « cuivre de montagne ». L’une de ses mentions les plus importantes figure dans la légende de l’Atlantide de Platon, où il est décrit comme « plus précieux […] que tout ce qui n’est pas de l’or ». Le dialogue intitulé Critias explique comment la citadelle mythique de l’Atlantide était ornée de murs, de piliers et de sols recouverts d’orichalque, ce qui conférait à l’édifice un éclat de « lumière rouge ».

L’orichalque est également mentionné dans plusieurs autres textes anciens, notamment ceux de Cicéron et de Pline l’Ancien, écrivains du 1er siècle de notre ère.

Souvent considéré comme ayant une teinte rougeâtre, l’orichalque pourrait être une forme de laiton – un alliage de cuivre et de zinc – mais son identité précise n’a été révélée qu’après plusieurs percées dans les domaines de la science moderne et de l’archéologie.

En 2014, un plongeur a découvert 40 lingots d’un alliage métallique dans la mer Méditerranée, au large de la ville grecque antique de Gela, dans l’actuelle Sicile. En 2016, les autorités locales ont procédé à d’autres sondages qui ont révélé la présence de 47 autres lingots à seulement 10 mètres de la première découverte. Il était évident que les deux caches de lingots provenaient de la même épave qui avait coulé au fond de la mer il y a environ 2 500 ans.

Les barres métalliques minces se sont révélées être un alliage de cuivre et de zinc, ce qui suggère qu’il s’agit d’un paquet d’orichalque ancien.

Les scientifiques pensent également avoir trouvé des preuves de l’existence de l’orichalque dans d’anciennes pièces de monnaie romaines. La plupart des pièces de cette époque étaient en or, en argent, en bronze ou en cuivre. Toutefois, une étude réalisée en 2019 a utilisé un microscope électronique à balayage pour montrer que certaines pièces frappées après les réformes d’Auguste (23 avant notre ère) et de Néron (63-64 de notre ère) étaient composées d’un alliage de cuivre et de zinc contenant jusqu’à 30 % de zinc, c’est-à-dire de l’orichalque.

Il s’avère donc que l’orichalque n’est pas aussi énigmatique qu’on le décrit souvent. Ce métal n’est pas fondamentalement différent du laiton sur le plan chimique ; il s’agit plutôt d’un terme ancien souvent utilisé pour décrire un type spécifique de laiton. Toutefois, sa composition a varié au fil du temps, avec des concentrations variables de zinc, de cuivre et d’impuretés.

« Au sens strict, le terme orichalque doit être compris comme se référant non pas à un alliage unique, mais à une classe d’alliages contenant du cuivre et du zinc comme composants principaux. Bien que les alliages romains de cette classe puissent être appelés laiton, ils contiennent des proportions plus faibles de zinc que la plupart des variétés de laiton moderne. L’orichalque est donc un terme pratique et distinctif pour désigner le type particulier de fabrication du laiton », a écrit Earle Radcliffe Caley, chimiste américain et historien de la chimie, dans un article publié en 1964.

Lire aussi : « Ici, il y a des dragons » : Les cartes d’antan mettaient-elles vraiment en garde contre les bêtes mythiques ?

Source : IFLScience – Traduit par Anguille sous roche


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1 réponse

  1. zantafio dit :

    Le problème dans cet article est que le laiton n’a pas une teinte rougeâtre.

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