Le compte Twitter de WikiLeaks est étrangement verrouillé quelques jours seulement avant l’audience d’extradition d’Assange


Dénonce Kristinn Hrafnsson, l’actuel rédacteur en chef de WikiLeaks.

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WikiLeaks est une organisation internationale à but non-lucratif qui publie des informations classifiées ayant fuité. Julian Assange, ancien rédacteur en chef de cette organisation, fait actuellement l’objet de poursuites judiciaires lancées par les Etats-Unis. Se trouvant au Royaume-Uni, il y a été inculpé au mois de mai de l’année dernière et séjourne présentement à la prison de Belmarsh. Seulement, une semaine avant la première audience d’extradition d’Assange vers les Etats-Unis, l’actuel rédacteur en chef de WikiLeaks, Kristinn Hrafnsson, a constaté que le compte officiel Twitter de l’organisation a mystérieusement été verrouillé sans raison apparente.

C’est au travers d’un tweet qu’il l’a fait savoir, tout en mentionnant que toutes tentatives de sa part pour rouvrir le compte par des canaux réguliers mis à disposition par Twitter ont échoué. Se lamentant de n’avoir pas pu joindre un humain sur Twitter pour obtenir des réponses, Hrafnsson a tagué à la fois le support technique de la plateforme et le PDG Jack Dorsey. Ce verrouillage de compte n’est pas le premier, car plusieurs comptes associés à Assange ou à WikiLeaks ont plusieurs fois déjà été suspendus. En plus de cela, les avocats d’Assange se sont plusieurs fois plaints de ce qu’on les empêche de communiquer suffisamment avec leur client.

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Maintenant, avec le compte Twitter verrouillé, WikiLeaks ne peut pas facilement communiquer avec le public. Rappelons qu’Assange est sous le coup de 17 accusations d’espionnage pour avoir obtenu et diffusé des informations classifiées. Les documents en question sont connus sous le nom de journaux de guerre afghan et irakien. Il est également accusé de complot en vue de commettre une intrusion informatique. En plus de tout cela, l’appareil de renseignement américain ne se gêne pas pour peindre en noir les organisations comme WikiLeaks. Les faisant passer pour des menaces pour les Etats-Unis, au même titre que les groupes terroristes.

L’audience d’extradition d’Assange au Royaume-Uni qui commence la semaine prochaine pourrait entraîner son extradition vers les États-Unis. Surtout quand on sait que le tribunal où son cas sera entendu est tristement célèbre pour son taux de condamnation à 100 % dans les affaires de sécurité nationale. Assange risque donc, s’il est finalement extradé, une peine de 175 ans de prison. Il est tout de même surprenant de constater comment les reportages des médias sur la liberté de la presse ne font aucune allusion à cette affaire. Une conférence sur la liberté des médias s’est même tenue à Londres l’année dernière, mais à aucun moment, il n’a été fait mention de l’affaire Assange. Tout ceci laisse penser que les carottes sont probablement déjà cuites pour lui.

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Sources : Developpez par JonathanRT

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