Personne ne veut parler du confinement


C’est la première élection générale depuis Covid, et pourtant le confinement et le reste de la réponse catastrophique ne sont tout simplement pas discutés. Des coûts énormes, des dommages considérables, mais personne ne veut en parler. Francis Hoar souligne cette absence dans le Telegraph.

Pendant plus de deux ans, le pays a été dominé par les conséquences de sa réaction sans précédent et imprudente à une pandémie respiratoire qui, bien qu’imprévue, était hautement prévisible. On pourrait penser que cette question devrait dominer les premières élections générales depuis. Ce n’est pas le cas.

Les effets immédiats de cette expérience juridique, économique et sociale ont été plus étendus que tout ce que nous avons connu dans les temps modernes en dehors de la guerre totale. Jamais, à cette époque, on n’avait persuadé une population entière de quitter son lieu de travail, de rester chez elle et de se priver du confort social de ses amis et de sa famille : et si la « persuasion » était appuyée par la force de la loi, l’acquiescement immédiat et presque inconditionnel du public n’en était que plus alarmant. La décision d’interdire une grande partie de l’activité économique est sans précédent, en temps de guerre comme en temps de paix, et ses conséquences sont d’une gravité prévisible. Et l’effet de la fermeture des écoles, ainsi que l’annulation des examens publics pendant deux années scolaires, laissera une longue traînée lorsque ses victimes entreront sur le marché du travail. Sans parler des conséquences de l’annulation massive d’opérations et de la fermeture effective d’une grande partie du NHS, justifiées par des informations trompeuses et carrément fausses sur l’effet anticipé du COVID-19 sur la population en bonne santé.

Ces dommages étaient aussi prévisibles qu’ils avaient été prédits, non seulement par le petit nombre d’entre nous qui se sont opposés au confinement dès le début, mais aussi par les plans de lutte contre la pandémie de la plupart des gouvernements, y compris celui du Royaume-Uni, et de l’OMS. …

Alors que le confinement aurait dû servir d’avertissement quant au mal que peut infliger à une nation un État tout-puissant, il n’a fait qu’accroître ce pouvoir, cette taille et cette portée – ainsi que la confiance du public à son égard. Nous avons modifié notre comportement sur la foi d’un modèle d’épidémiologiste discrédité, et nous avons accepté le confinement au nom de la sécurité. Notre société a montré le peu de valeur qu’elle accorde à son indépendance et à sa liberté lorsqu’on lui dit d’avoir peur. …

Le fait de ne pas en parler est un échec de la responsabilité démocratique, déclare Francis :

La démocratie représentative ne fonctionne que si ses représentants font leur devoir d’examiner la législation et de demander des comptes aux gouvernements ; et la capacité d’exercer un choix démocratique n’a que peu d’importance si le public n’est pas en mesure de se prononcer sur la décision la plus importante du gouvernement en place. Nous ne pouvons qu’espérer que le temps et l’expérience nous apprendront les leçons qui ne seront pas tirées de cette erreur catastrophique lors de cette élection.

Peter Franklin, dans UnHerd, va dans le même sens : « Le Covid est la question oubliée des élections au Royaume-Uni. »

Francis suggère que ce silence est dû soit à la « gêne », soit à l’hypothèse erronée selon laquelle le verrouillage est quelque chose qui « se produit simplement » lors d’une pandémie.

Une autre possibilité est que de nombreuses personnes considèrent Covid comme une sorte d’événement exceptionnel du passé qui ne devrait pas se reproduire avant très longtemps, et ne voient donc pas la nécessité d’en parler dans le cadre d’une élection axée sur les cinq prochaines années. Si c’est le cas, ils sous-estiment peut-être la détermination de certains acteurs du secteur de la « sécurité sanitaire » à provoquer des situations d’urgence sous des prétextes très minces.

Lire aussi : “Je ne veux pas m’engager là-dedans” : La commission d’enquête du Covid fait taire le Premier ministre lorsqu’il souligne que le confinement a fait plus de mal que de bien

Source : The Daily Sceptic – Traduit par Anguille sous roche


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