Opération dans les Alpes : 6 mois de prison ferme pour trois membres de Génération identitaire


Le tribunal correctionnel de Gap a prononcé des peines de six mois de prison ferme contre trois responsables de Génération identitaire accusés d’avoir bloqué un col alpin, point de passage de migrants sur la frontière franco-italienne, en 2018.

GI-procès-Alpes

Alors qu’une centaine de militants de Génération identitaire (GI) étaient montés le 21 avril au col de l’Echelle dans les Hautes-Alpes, point de passage de migrants depuis plusieurs mois, pour en «prendre possession et veiller à ce qu’aucun clandestin ne puisse rentrer en France», trois d’entre eux ont été condamnés ce 29 août à six mois de prison ferme par la justice française.

Une peine assortie de 2 000 euros d’amende chacun ainsi que de cinq ans de privations de leurs droits civiques et familiaux. L’association est, elle, condamnée à l’amende maximale de 75 000 euros.

Les prévenus étaient poursuivis pénalement pour des «activités exercées dans des conditions de nature à créer dans l’esprit du public une confusion avec l’exercice d’une fonction publique».

Dans sa motivation, le tribunal considère que, «compte tenu de la nature extrêmement grave des faits, de l’importance du trouble à l’ordre public occasionné non seulement pendant leur période de commission mais de manière durable dans le département, de l’importance des valeurs protégées par les infractions reprochées et du passé pénal des prévenus», la prison ferme s’impose.

Damien Rieu dénonce une volonté de «persécuter les jeunes Français qui osent prouver […] que défendre nos frontières est possible»

Contre Clément Gandelin (dit Galant), 24 ans, président de Génération identitaire, son porte-parole Romain Espino, 26 ans, et un organisateur actif du mouvement, Damien Lefèvre (dit Rieu), 29 ans, le tribunal a également prononcé 2 000 euros d’amende, ainsi que la privation de leurs droits civiques, civils et de famille pendant cinq ans.

Parmi les militants condamnés figurent l’activiste Damien Rieu, qui a vivement réagi sur Twitter. «L’Etat a donc décidé de persécuter les jeunes Français qui osent prouver symboliquement et pacifiquement que défendre nos frontières est possible», a-t-il fait savoir, poursuivant : «Cette décision politique est un honneur, une médaille, mais elle montre leur détermination à réprimer ceux qui défendent la France.» Il a annoncé faire appel.


Le 21 avril 2018, Génération identitaire avait monté une vaste opération au col de l’Echelle, point de passage de nombreux migrants dans les Hautes-Alpes.

Une centaine de personnes vêtues de la même doudoune bleue s’étaient mobilisées, avec deux hélicoptères, pour installer une banderole géante et une «frontière symbolique» matérialisée dans la neige par des grillages en plastique. Dans les semaines suivantes, les militants avaient annoncé des interceptions de migrants et des enquêtes sur les passeurs. Pierre-Vincent Lambert, avocat des prévenus, a d’ores et déjà annoncé que ses clients feraient appel de la décision.

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Source : RT France

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