Neuralink d’Elon Musk, la discrète firme qui travaille sur des ordinateurs à implanter dans le cerveau, lève le voile sur le secret sous peu

Elon Musk n’est jusqu’ici pas allé au-delà de l’idée qui l’a amené à créer la firme Neuralink au courant de l’année 2016.

Le site web de l’entreprise ne donne qu’un vague aperçu de ce qui se trame au sein de ses laboratoires. « Nous développons des interfaces cerveau – ordinateurs à très haut débit », lit-on. Musk et son équipe ont apparemment décidé de mettre fin au suspens. Dans une série d’annonces parues sur la plateforme Twitter, l’entreprise annonce qu’elle organise une communication officielle à ce sujet au courant de la semaine à venir.

« Nous organisons un événement mardi prochain à San Francisco pour partager un peu sur nos avancées au cours des deux dernières années. Il sera diffusé en direct pour ceux qui n’ont pas la chance de venir », écrit l’entreprise américaine.

Elon Musk est assurément l’un des entrepreneurs les plus audacieux de ces dernières années, mais surtout l’un de ceux qui pensent que les avancées actuelles en matière d’intelligence artificielle laissent présager d’un futur où les robots domineront sur l’humanité. C’est de là que part sa motivation de créer Neuralink – entreprise au sein de laquelle il peaufine son projet de fusion d’un cerveau humain et d’un ordinateur. Musk est d’avis que c’est l’approche nécessaire pour préparer l’Homme à la domination annoncée des machines.

Les développements initiaux au sujet des activités au sein de Neuralink laissaient penser que l’entreprise travaille sur un « Neural Lace ». Charles Lieber – un expert en neurobiologie de l’université de Harvard – en parle dans un entretien accordé au magazine spécialisé en science – Nautilus. Il y indique que ces ordinateurs à implanter dans le cerveau sont des espèces de maillage 2D poreux que l’on insère dans un être vivant par injection. Par la suite, la structure tissulaire du cerveau recouvre les pores rendant ainsi l’ensemble cerveau-ordinateur homogène. Mais, une publication de Neuralink sur Twitter apporte de la lumière sur les choix de l’entreprise à ce sujet. Via son tweet, l’entreprise de Musk a validé ce qui semble être l’une des sources d’information les plus complètes au sujet des développements en cours au sein des laboratoires de Neuralink. Le post de Tim Urban qui, il faut le rappeler, a fait l’objet de publication il y a deux ans, se veut clair : Neuralink n’axe pas ses travaux sur le « Neural Lace » ; du moins, pas tel que décrit par le professeur Charles Lieber.

Neuralink explore des moyens similaires décrits au sein d’une publication (parue en avril 2019) de chercheurs lancés sur le projet. Comme avec le « Neural Lace» tel que décrit par Lieber, le document parle de méthodes d’insertion d’électrodes en polymère destinées à enregistrer et à stimuler l’activité neuronale. L’approche a fait l’objet de tests sur des rats de laboratoire. Elle a provoqué la mort de certains d’entre eux dans des délais très courts après l’introduction des implants. En effet, l’une des difficultés à laquelle les équipes de recherche font face est la nécessité de rendre l’implant moins intrusif pour éviter des réactions du système immunitaire.

Au rang des applications envisagées avec cette technologie figure la possibilité d’échanger des données en temps réel (upload, download, mise à jour) avec un système informatique – un peu comme dans la saga culte « Matrix ». En sus, on pourrait faire usage du dispositif pour trouver une solution aux problèmes des handicapés moteurs. L’on entrevoit aussi la possibilité de prendre le contrôle d’un véhicule à distance à l’aide de ces ordinateurs à implanter dans le cerveau. On s’attend dans tous les cas à avoir des applications utiles puisque les chercheurs disent « travailler pour le bien de l’humanité ».

Musk a indiqué lors d’une de ses dernières sorties qu’un prototype d’ordinateur à implanter dans le cerveau verrait le jour avant la fin de l’année en cours. Avec l’événement du 16 juillet à San Francisco, il semble que l’heure soit arrivée.

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Source : Developpez par Patrick Ruiz

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