Canada : une énorme centrale pour absorber le CO2 de l’atmosphère !

Outre-Atlantique, la société Carbon Engineering désire bâtir une gigantesque centrale capable d’absorber du dioxyde de carbone en grande quantité. En effet, il est question d’une capacité d’absorption de CO2 similaire à celle de 40 millions d’arbres !

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Une solution miracle ?

Il existe un nombre non négligeable de sociétés qui se sont donné pour mission de réduire notre empreinte carbone. Dans un article du Calgary Herald publié le 21 mars 2019, a été évoquée la start-up canadienne Carbon Engineering. Il s’agit d’une société concentrant ses activités à la commercialisation de la technologie Direct Air Capture destinée à capter le dioxyde de carbone directement dans l’atmosphère.

Or, cette start-up aurait imaginé un concept d’usine – couvrant une surface de 120 000 m² – ayant la capacité d’absorber autant de CO2 dans l’atmosphère que 40 millions d’arbres ! L’installation devrait se faire – à une date encore indéterminée – dans la ville de Squamish en Colombie-Britannique (Canada) là où en 2015, Carbon Engineering présentait déjà son mur de ventilateurs capable d’absorber le dioxyde de carbone présent dans l’air (voir image principale). La start-up avait également bâti une première usine-pilote destinée à évaluer la viabilité commerciale de cette technologie.

Par ailleurs, cette initiative est soutenue par Bill Gates, le co-fondateur de Microsoft ayant déjà par le passé participé à des projets écologiques et caritatifs. Il y a peu, il a récemment impulsé la collecte de pas moins de 68 millions de dollars afin de permettre à Carbon Engineering de se développer dans des conditions optimales.

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La première usine-pilote de Carbon Engineering

Capturer le CO2, et après ?

Outre le fait de réduire la présence de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, Carbon Engineering désire stocker sa “récolte” sous terre sous forme liquide, et ainsi créer une “boucle fermée”. Steve Oldham, le PDG de la start-up, a estimé qu’il était question de synthétiser le CO2 en carburant via un procédé nommé Air to fuels. Le but ultime ? Réduire la pollution dans le secteur des transports qui n’est autre que le deuxième contributeur de gaz à effet de serre derrière la production d’énergie et d’électricité !

L’intéressé a également estimé que parmi les investisseurs ayant permis le développement de Carbon Engineering, se trouvaient les potentiels futurs premiers clients. En effet, citons par exemple Chevron, deuxième compagnie pétrolière des États-Unis, qui a déjà annoncé vouloir travailler avec la start-up canadienne dans le but de réduire ses propres émissions de carbone.

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Source : SciencePost

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