La NASA inquiète par les bactéries terrestres infectant la mission Mars 2020

bactéries terrestres

Des chercheurs en protection planétaire de la NASA ont récemment exprimé leur préoccupation quant à l’absence d’une stratégie antibactérienne pour de futures missions vers Mars. Avec un vaisseau spatial humain qui explore le système solaire, comment pouvons-nous être sûr que nous ne contaminons pas des mondes extraterrestres avec des microbes de la Terre ?

Deux astrobiologistes éminents qui travaillent au NASA’s Planetary Protection Subcommittee ont souligné qu’il est urgent d’élaborer une stratégie pour assurer que les bactéries ne se déplace pas de la Terre vers le cosmos.

C’est particulièrement préoccupant pour la mission Mars 2020 de la NASA. Dans le but de trouver des traces de vie ancienne, les microbes de la Terre pourraient contaminer les échantillons martiens.

Pour Penelope Boston, co-fondateur de National Cave and Karst Research Institute au Nouveau-Mexique, le problème est familier. Elle travaille avec des organismes qui vivent dans des grottes isolées sur Terre, et il y a une lutte semblable à assurer que ces échantillons n’interagissent pas avec des microbes provenant de l’extérieur de la grotte.

Beaucoup de stratégies utilisées pour étudier la vie microbienne sur la Terre se chevauchent aussi avec la recherche extraterrestre.

“Nous devons rendre ce chevauchement beaucoup plus grand,” a dit Boston pendant l’événement Astrobiology Science Conference, selon Space.com. “Nous devons apprendre à les combiner et nous devons le faire très bientôt.”

Les missions modernes sont encore plus sensibles au transport de bactéries que les précédentes expéditions vers Mars. La dernière sonde contient un équipement complexe, sensible, qui ne peut pas être stérilisé de manière aussi approfondie.

«Les choses ont changé”, a dit Boston lors de la conférence. “Maintenant, nous avons du matériel et de l’électronique qui ne visent pas à être nettoyé de la manière dont nous avons besoin pour la protection de la planète.”

Traditionnellement, un vaisseau spatial est nettoyé en appliquant des températures extrêmement élevées qui détruisent toutes les bactéries terrestres. En 1976, l’atterrisseur Viking de la NASA, par exemple, a été aspergé abondamment avec de la chaleur thermique.

Mais l’équipement moins sophistiqué de Viking était aussi moins sensible à la chaleur.

Pendant ce temps, les échantillons prélevés par le robot Curiosity de la NASA, actuellement sur Mars, ont montré des preuves de nitrates. Découverts au printemps dernier, ces nitrates donnent de la crédibilité supplémentaire à la théorie selon laquelle la planète rouge pourrait avoir été une fois un environnement plus habitable.

Ces échantillons ont été prélevés de trois sites différents sur Mars, qui faisaient tous partie d’un détour de la mission principale de Curiosity.

SourceSputnik International

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