L’exoplanète GJ 357d abriterait la vie, la NASA pourrait en montrer la preuve


Le satellite TESS, chargé de la recherche en exoplanètes à la NASA, vient de présenter GJ 357d, une planète cousine à la Terre, potentiellement apte à abriter la vie.

exoplanete-GJ 357d

Son système solaire est formé de trois planètes gravitant autour d’une étoile naine. GJ 357d est la dernière d’une série de plus de 4.000 astres potentiellement de type exoplanète découverts, et pourrait s’avérer être une exoterre abritant la vie. La NASA, qui a officialisé vouloir envoyer des astronautes sur Mars avant 2033, pourrait « détecter des signes de vie avec des télescopes » de cette potentielle cousine à la Terre.

Depuis 1995, le télescope Kepler fut à l’origine de toutes ces nombreuses découvertes. Mais depuis la fin de sa mission, c’est le satellite TESS (pour Transiting Exoplanet Survey Satellite) qui a repris les commandes. Lui, qui pourrait à terme ramener des preuves concrètes d’une présence de vie sur une autre « Terre », et ce, pour la première fois.

GJ 357d, est-elle réellement une « cousine » de la planète Terre ?

Elles sont donc trois gravitants autour de GJ 357, le nom accordé à l’étoile naine de type M qui fut surveillée par TESS depuis ces derniers mois. GJ 357b et GJ 357c sont les deux planètes premièrement détectées par le satellite. Pour ce dernier, leur orbite respective se trouverait trop proche de l’étoile servant de « soleil » au système.

Mais bien que trop chaudes, leurs températures semblent assez mesurées, et une planète plus éloignée pourrait ainsi se trouver dans la fameuse « zone habitable », comprenant la présence d’eau à l’état liquide.

découverte-GJ 357d

La découverte de GJ 357d fut donc très importante. La planète serait effectivement une exoplanète, tant sa distance avec son étoile lui permettrait d’abriter de l’eau sur sa surface. Deux fois plus grosse que notre « Terre », GJ 357d posséderait certainement une masse plus importante, lui permettant de posséder de l’eau à l’état liquide à une température estimée à -53 degrés Celsius.

La masse est en effet un point déterminant. Dans l’hypothèse – indispensable – que la planète disposerait d’une atmosphère, il serait donc possible à ce niveau de pression d’avoir une eau disponible à l’état liquide et non solide. La pression de l’air étant le second facteur à prendre en compte avec la température, pour déterminer l’état de l’eau.

Une année de 56 jours permettant (peut-être) de ramener une preuve de vie

La méthode de « transit », utilisée par les scientifiques pour détecter ces potentielles exoplanètes, consiste à observer les étoiles et mesurer chaque planète lorsque sa révolution passe en éclipse avec ces dernières. Cela permet de déterminer les premiers éléments essentiels à la poursuite d’études : taille de l’astre et distance avec son étoile.

Pour clore tout premier fantasme de science-fiction, GJ 357d se situe à 31 années-lumière de la Terre. Cela devrait suffire pour répondre à la question d’un éventuel voyage dans sa direction.

Par ailleurs, grâce à la méthode de « transit », le satellite TESS pourrait à terme récolter de nouvelles informations, et confirmer ou non la présence d’une atmosphère. GJ 357d possède en effet une révolution autour de son étoile qui dure 56 jours, et cela permettra donc aux scientifiques de pouvoir observer l’astre de façon assez récurrente.

Pour Lisa Kaltenegger, professeure agrégée d’astronomie à la Cornell University aux États-Unis, « avec une atmosphère épaisse, la planète GJ 357d pourrait conserver une eau liquide à la surface, comme sur Terre » expliquait-elle, avant d’affirmer que « nous pourrions détecter des signes de vie avec des télescopes, qui seront bientôt disponibles ». De quoi éveiller nos âmes curieuses, d’habitants terrestres.

Lire aussi : Le satellite TESS de la NASA identifie la première exoplanète semblable à la Terre, et elle n’est pas très loin !

Source : Presse-citron

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