Néolithique : Des squelettes mutilés indiquent que les gens n’étaient peut-être pas aussi pacifistes qu’on le pensait

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Sept squelettes, le crâne d’un nourrisson, et des os dispersés ont été trouvés dans ancien site d’enterrement en France, jonché de bras sectionnés. Bien que cela ressemble à l’intrigue d’un film d’horreur, le site éclaire sur la violence qui a eu lieu il y a quelques 6000 ans.

La découverte macabre, faite par des archéologues dans la ville française de Bergheim, a révélé les squelettes de deux hommes, une femme et quatre enfants. La section du crâne d’un enfant a également été constaté, selon l’archéologue Fanny Chenal d’Antea Archéologie à Habsheim, France.

Un rapport de la découverte, publié dans le numéro du mois de décembre de la revue Antiquity, déclare que les décès se sont probablement produits lors d’une attaque ou d’une rencontre violente, et que les corps ont été entassés dans une fosse qui contenait déjà une collection de bras gauche coupés et divers objets aiguisés.

On ne sait pas à qui les membres sectionnés appartenaient. Tous les squelettes dans la fosse ont les deux bras, sauf le squelette d’un homme avec des dommages au crâne causés par des coups violents. Le squelette n’a plu son bras gauche, bien que les chercheurs ont été incapables de déterminer si le membre a également fini dans la fosse.

Chenal et son équipe ne sont pas sûrs de savoir si les attaquants ont ciblé le bras gauche de la victime pour une raison en particulier, mais spéculent qu’ils auraient pu être pris comme des trophées de guerre. Des os de la main dispersés au fond de la fosse suggèrent que les mains des membres sectionnés ont été délibérément coupées en morceaux.

La datation au radiocarbone de deux os dans la fosse indique que les hommes et les femmes ont marché sur ces terres il y a 6000 ans. Cela corrèle avec ce qui est connu à propos de la période Néolithique, au cours de laquelle des personnes décédées dans les communautés agricoles étaient souvent disposées dans des fosses circulaires.

Cependant, la fosse de Bergheim fournit la première preuve que des gens tués et mutilés lors d’attaques ou de batailles ont également été enterrés dans des fosses circulaires.

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© Antiquity

“Bergheim est la première découverte qui nous permet de clairement lier des dépôts humains dans des fosses circulaires et la violence, probablement des conflits armés”, a dit Chenal, cité par Gizmodo. “C’est un résultat très important, mais cela apporte plus de questions que de réponses”.

Même avant la nouvelle découverte, la nature des fosses funéraires datant du Néolithique a été entourée de mystère.

De nombreux chercheurs pensent que les fosses sont des vestiges de silos de stockage qui ont été plus tard mis à d’autres usages, potentiellement pour enterrer ceux qui étaient jugés indignes de sépultures formelles. D’autres ont fait valoir qu’elles ont été creusées comme des tombes pour les personnes de haut rang dont les serviteurs ou les parents ont été tués pour les accompagner. Une autre théorie est que les esclaves auraient été tués et mis dans des fosses pour afficher une certaine richesse, comme des sacrifices aux dieux.

Plusieurs objets ont également été trouvés parmi les restes humains, y compris un morceau de bijou fabriqué à partir d’une moule, un fragment de mâchoire de porc et deux squelettes de lièvre.

La découverte intervient trois ans après que 60 fosses circulaires ont été excavées à Bergheim avant un projet de construction. Treize d’entre elles contenaient soit des squelettes ou des os humains isolés.

Source : RT

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