La sonde InSight s’est bien posée sur Mars

InSight s’est bien posée

Sept ans de travail, sept mois de voyage dans l’espace et sept minutes d’angoisse : l’atterrisseur InSight de la Nasa a bien atterri ce lundi 26 novembre sur Mars, selon la Nasa. Il est le premier engin à se poser depuis six ans à l’issue d’une dangereuse descente. Cet événement a lieu peu avant 21 h.

L’arrivée de la sonde Insight sur Mars s’est déroulée, ce lundi, sous l’œil des ingénieurs de la Nasa qui suivaient l’opération depuis le centre de contrôle de la mission, situé au Jet Propulsion Laboratory (JPL) à Pasadena (Californie).

De l’entrée dans l’atmosphère martienne et ses tempêtes de poussière jusqu’au contact avec le sol, tout avait été pré-programmé. Les opérations à Pasadena étaient retransmises en direct sur le site et la chaîne de la Nasa. Une émission proposée par le Cnes (Centre national d’études spatiales) était aussi organisée.

À chaque opération réussie, des applaudissements ont résonné à Pasadena, notamment lors de l’ouverture du parachute. Puis, le soulagement : « Touchdown confirmed ! » [Atterrissage confirmé !]

Dans la foulée, Insight a envoyé sa première photo de la surface de Mars. Sa lentille est encore couverte d’un voile qui devrait avoir disparu pour la deuxième photo.

« Avec Mars, rien n’est jamais acquis »

« Avec Mars, rien n’est jamais acquis. Mars est difficile », résumait encore dimanche Thomas Zurbuchen, chef du directorat scientifique de la Nasa, l’agence spatiale américaine qui a approuvé cette mission de près d’un milliard de dollars devant étudier les entrailles de la planète rouge.

Le dernier appareil à avoir réussi à atterrir sur Mars était le véhicule Curiosity de la Nasa, le seul encore actif sur cette planète voisine de notre Terre. Seuls les États-Unis ont réussi à y poser des robots. L’URSS a écrasé plusieurs atterrisseurs, tout comme les Européens, tout récemment en 2016.

En autopilote

InSight est entré dans l’atmosphère de Mars à 20 h 47 (11 h 47 heure de Californie), de manière très oblique pour éviter de se désintégrer. Le seul frottement de l’atmosphère fait monter la température rapidement à 1 500 °C mais la sonde était bien à l’abri d’un bouclier thermique renforcé.

L’appareil se déplaçait alors à environ 20 000 km/h, soit trois à quatre fois plus vite qu’une balle de fusil, et visait un rectangle de 10 km sur 24 km. Rapporté aux 480 millions de km de son périple, « c’est comme marquer un but à 130 000 km de distance », souligne la Nasa.

Quatre minutes et une centaine de kilomètres plus bas, un parachute s’est ouvert automatiquement, freinant brutalement la descente. Puis, une fois largué le bouclier thermique, l’atterrisseur a déployé ses trois jambes. Puis, place à une chute libre « pendant un bref instant, ce qui est une pensée absolument terrifiante pour moi », avait confié Tom Hoffman, chef du projet InSight pour la Nasa.

La sonde a allumé bien vite ses 12 rétrofusées qui ont ralenti à environ 8 km/h la descente de l’engin. À 20 h 54, près de sept minutes après son premier contact avec l’atmosphère, InSight a « amarsi ».

« Les sept minutes de terreur »

Durant tout ce laps de temps, surnommé « les sept minutes de terreur » par certains, rien ni personne ne pouvait venir en aide à InSight pour corriger une trajectoire ou remédier à une défaillance. « Nous avons fait tout ce que nous pouvions pour nous assurer du succès de la mission, mais on ne sait jamais ce qui peut se passer », avait expliqué Tom Hoffman, avant la réussite de cette opération, reconnaissant « ne pas avoir très bien dormi » récemment.

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Source : Ouest-France

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