Des bactéries mangeuses d’électricité peuvent aider à lutter contre la pollution de l’environnement


Les chercheurs qui se sont rendus au parc national de Yellowstone ont découvert des bactéries capables de manger et de respirer de l’électricité à travers la surface de carbone solide des électrodes.

Ces minuscules créatures trouvées dans une mare d’eau ne sont pas seulement d’intérêt académique.

Elles peuvent nous aider à lutter contre la pollution de l’environnement et fournir aux scientifiques des idées sur la façon d’élaborer un plan énergétique durable. Ces bactéries peuvent “manger” la pollution en transformant les polluants toxiques en substances moins nocives et en produisant ainsi de l’électricité.

Selon les chercheurs, c’était la première fois que de telles bactéries étaient collectées in situ dans un environnement extrême comme une source d’eau chaude alcaline où les températures variaient de 43,3 à presque 93,3 degrés Celsius.

“Lorsque ces bactéries font passer leurs électrons dans des métaux ou d’autres surfaces solides, elles peuvent produire un flux d’électricité qui peut être utilisé pour des applications de faible puissance”, a déclaré Haluk Beyenal de l’Université de l’État de Washington dans un communiqué de presse.

La plupart des organismes vivants, y compris les humains, utilisent des électrons, qui sont de minuscules particules chargées négativement, dans une chaîne complexe de réactions chimiques pour alimenter leur corps.

Chaque organisme a besoin d’une source d’électrons et d’un endroit où les rejeter pour vivre. Tandis que les humains tirent leurs électrons des sucres contenus dans les aliments qu’ils mangent et les transmettent à l’oxygène qu’ils respirent par leurs poumons, plusieurs types de bactéries rejettent leurs électrons dans des métaux ou des minéraux extérieurs, en utilisant des fils en forme de cheveux saillants.

Pour recueillir des bactéries dans un environnement aussi extrême pendant 32 jours, les scientifiques ont inventé un potentiostat portable bon marché, un dispositif électronique qui peut contrôler les électrodes immergées dans les sources chaudes pendant de longues périodes.

“Les conditions naturelles que l’on trouve dans les caractéristiques géothermiques telles que les sources chaudes sont difficiles à reproduire en laboratoire”, a dit M. Beyenal. “Nous avons donc développé une nouvelle stratégie pour enrichir les bactéries qui aiment la chaleur dans leur environnement naturel.”

Des découvertes antérieures montrent que les bactéries sont des créatures étranges et très compliquées. Elle peut vivre dans des conditions extrêmes comme la sécheresse, les radiations, la chaleur et le surpeuplement.

Elle est capable de communiquer chimiquement avec les autres et consomme des composés soufrés et produit des gouttelettes d’acide sulfurique toxique (semblable à l’acide de batterie) comme déchets !

Les scientifiques ont également découvert des bactéries résistantes qui transforment les produits chimiques toxiques en or 24 carats.

Lire aussi : Des scientifiques du MIT réussissent une percée dans la recherche de bactéries qui produisent de l’électricité

Source : MessageToEagle.com – Traduit par Anguille sous roche


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