Les restes fossilisés du plus ancien ancêtre connu de presque tous les animaux existants


Des chercheurs ont découvert les restes fossilisés du plus ancien ancêtre connu de presque tous les animaux existant aujourd’hui.

La créature, appelée Ikaria wariootia, est un animal vermiforme de la taille d’un grain de riz, et il semble être le plus ancien exemple de bilatériens, la forme corporelle commune à l’écrasante majorité des animaux depuis lors.

Même si vous ne reconnaissez pas le terme, vous connaissez le concept de bilatéralité. Il s’agit d’un animal dont le corps a deux côtés symétriques, avec une bouche à une extrémité et un anus à l’autre. Cette structure de base a connu un tel succès qu’elle a été conservée au cours de centaines de millions d’années d’évolution et d’innombrables incarnations, des canards aux chiens en passant par les dinosaures. En fait, seule une fraction des animaux, comme les éponges et les méduses, ne sont pas bilatéraux.

Et maintenant, des chercheurs ont trouvé le plus ancien ancêtre connu de ce groupe très répandu, qui remonte à 555 millions d’années. L’Ikaria ressemblait un peu à une limace, mesurant entre 2 et 7 mm de long et 1 et 2,5 mm de large. Il était très clairement symétrique, et les preuves indiquent qu’il avait une bouche, un intestin et un anus, toutes les caractéristiques des bilatériens.

Cette période correspond parfaitement à ce que les biologistes de l’évolution ont longtemps estimé être le début des bilatériens. L’âge d’Ikaria le situe dans la période Édiacarienne, une époque où la vie sur Terre commençait vraiment à prendre son essor.

Avant que les chercheurs ne découvrent l’Ikaria lui-même, ils ont trouvé son habitat : de minuscules cavités fossilisées dans une ancienne roche d’Australie méridionale. On a longtemps pensé que ces terriers avaient été créés par des bilatériens, mais l’animal responsable demeurait introuvable.

Les empreintes de l’Ikaria wariootia dans la pierre. (Droser Lab/UCR)

Mais finalement, les chercheurs du South Australia Museum, de l`université de Riverside et de l`université de San Diego ont réalisé que la roche voisine était parsemée de petites empreintes de forme ovale. En l’examinant de plus près à l’aide d’un scanner laser 3D, l’équipe a constaté que les empreintes avaient toujours la même forme, qu’elles montraient de petits signes de sillons musculaires et qu’elles étaient de la bonne taille pour ces galeries. Il s’agissait des restes des animaux.

Un scan laser 3D d’une empreinte d’Ikaria wariootia. (Droser Lab/ UCR)

Les sillons présentaient également des signes de crêtes en forme de V, ce qui suggère que l’Ikaria se déplaçait comme un ver, en contractant les muscles et en se traînant. Bien que simple selon les normes actuelles, les chercheurs affirment que l’Ikaria aurait été complexe pour son époque.

Selon Mary Droser, coauteur de l’étude :

Les terriers d’Ikaria se trouvent au-dessous (dans le registre des roches) de tout ce qui existe. C’est le plus vieux fossile que nous obtenons avec ce type de complexité. Dickinsonia et d’autres grandes choses étaient probablement des impasses de l’évolution. C’est ce que les biologistes évolutionnistes ont prédit. C’est vraiment excitant que ce que nous avons trouvé corresponde si bien à leur prédiction.

L’étude publiée dans Proceedings of the National Academy of Sciences : Discovery of the oldest bilaterian from the Ediacaran of South Australia et présentée sur le site de l’université Riverside : Ancestor of all animals identified in Australian fossils.

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Source : GuruMeditation

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